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Tout un sport, être famille d'accueil pour le Challenger de Gatineau

Pendant le Challenger de Gatineau, de nombreuses familles ouvrent leurs portes pour accueillir des joueurs qui participent au tournoi, afin de leur offrir un lieu confortable pendant une semaine.

Sur les terrains, Rebecca Marino rebâtit sa carrière, un coup gagnant à la fois. La Canadienne de 27 ans effectue un retour à la compétition après cinq ans d'absence.

Lorsque l'ancienne joueuse classée au 38e rang mondial ne se trouve pas sur les courts du Challenger de Gatineau cette semaine, elle est chez Élise St-Antoine.

« J'adore Élise, son mari et ses enfants. Ils sont extraordinaires et ils ont deux chiens », décrit-elle. « Comme je m'ennuie de mon chien pendant que je suis en voyage, c'est agréable. »

Depuis une dizaine d'années, les St-Antoine-Duhaime deviennent famille d'accueil pendant les tournois de tennis qui se tiennent à Gatineau. Ils ouvrent leur demeure aux joueurs de tennis de partout sur la planète. Cette semaine, ils accueillent un Brésilien et un Italien, en plus de Marino.

La décision s'est prise rapidement pour Élise St-Antoine, matriarche de la famille d'accueil pour le Challenger de Gatineau. « On aime ça recevoir, on reçoit beaucoup. Ça ne nous embête pas du tout ».

Au Challenger de Gatineau, 30 joueurs vivent dans 25 familles d'accueil le temps du tournoi, au lieu de se loger à l'hôtel.

Leurs hôtes leur donnent une chambre, les nourrissent, leur offrent le transport et vont souvent les encourager pendant leurs matchs. Il s'agit d'une façon pour ces athlètes de sortir de l'isolement souvent associé à la vie d'un joueur de tennis, tout en leur permettant d'économiser quelques centaines de dollars.

« Les gens nous accueillent chez eux et nous traitent comme leurs propres enfants », se réjouit Rebecca Marino.

Chez Élise St-Antoine, toute la famille est mise à contribution. Ses enfants, Gabrielle et Louis-Philippe contribuent notamment en cuisinant les repas. Leur récompense : les discussions avec les joueurs et les liens qu'ils créent pendant leur séjour.

« C'est agréable. C'est sûr que je ne vous dis pas que ça ne demande pas d'efforts, mais c'est gratifiant parce qu'eux autres aussi, ils donnent. C'est donnant donnant », explique Mme St-Antoine.

La preuve que les joueurs font partie de la famille, entre deux coups de raquette.

Avec les informations de Kim Vallière

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