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Train à vapeur entre Masson-Angers et Montebello : un plan d'affaires est déposé

Le président du Comité de relance du train à vapeur, Marc Carrière, croit fermement à son projet et a déposé, lundi matin, le plan d'affaires pour remettre le train sur les rails. Il pourrait même y avoir une rentabilité dès la première année.

Dans l'optique d'attirer le plus de gens possible à bord, le directeur du projet, Dany Bouchard, entend offrir aux visiteurs une expérience ferroviaire unique grâce à une panoplie de forfaits.

Les passagers pourront ainsi choisir d'acheter un aller simple, pour revenir en vélo ou encore en bateau-croisière. Ils auront aussi le choix d'opter pour des excursions en plein air, des activités de dégustation, voir des séjours.

Le plan comprend la création d'un arrêt à Plaisance, où les touristes pourraient débarquer afin de reprendre le train plus tard et pas nécessairement la même journée.

« C'est beaucoup plus qu'une excursion en train. Comme on l'a mentionné, on veut cibler différents types de clientèles. On a expliqué pourquoi : on suit les nouvelles tendances », justifie le directeur du projet de relance du petit à vapeur pour la firme Lemay, Dany Bouchard.

Le départ de Plaisance à destination de Masson-Angers ou de Montebello serait aussi offert, pour diminuer la durée des trajets.

Un montage financier à compléter

Les membres de l'équipe se donnent moins de deux ans pour remettre le train sur les rails.

Dans le plan d'affaires déposé, ils estiment accueillir un peu plus de 32 000 passagers, en sept mois, pour le trajet entre Masson-Angers et Montebello.

Afin d'amener le petit train à l'est de Gatineau, il en coûterait 8,6 millions de dollars. Toutefois, aucune entente avec un promoteur n'a été conclue pour le moment.

La Compagnie de chemin de fer de l'Outaouais (CCFO) avait pourtant demandé qu'un investisseur privé assume une partie des coûts.

« C'est sûr que ça prend la présence de promoteur privé. Sans cela, on oublie ça. Il y a des gens qui ont levé la main. À partir de maintenant, on dépose le plan d'affaires. Maintenant, la décision appartient au CCFO », explique Marc Carrière.

Des conditions non remplies

Le Comité de relance a aussi failli à remplir un protocole d'entente avec la Compagnie Québec-Gatineau, et à diminuer la durée du trajet complet. Le circuit de trois heures et demie est jugé trop long par la CCFO.

L'équipe de Marc Carrière tient néanmoins à ce temps de voyage, afin d'offrir une expérience complète de sept heures.

Avec une vitesse de 24 km/h, le train rallierait Montebello en une heure quarante-cinq minutes et Plaisance en une heure et dix minutes, au départ de Masson-Angers.

Le Comité de relance du train demande 60 jours supplémentaires afin de satisfaire les conditions manquantes à la version de son plan, qui a été déposé aujourd'hui.

Les membres du CCFO débattront le 4 septembre prochain pour savoir si ce délai sera accordé.

Avec des informations de Andréanne Apablaza

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