Retour

Traite de personnes : 76 accusations contre un homme d’Ottawa

Le Service de police d'Ottawa (SPO) a déposé, mardi, pas moins de 76 accusations contre un homme d'Ottawa dans le cadre d'une enquête sur de la traite de personnes dans des salons de massage de la capitale nationale.

Zhao Liu, un résident d'Ottawa âgé de 33 ans, est inculpé de 76 infractions criminelles liées sur 17 victimes identifiées, qui sont toutes des femmes adultes.

Il a été arrêté hier et a comparu aujourd'hui lors d'une audience pour sa libération sous caution.

L'homme est accusé d'avoir, notamment, recruté des individus en vue d'en faire la traite de personnes, de les avoir incités à rendre des services sexuels en échange de rétribution et d'avoir fait de la publicité pour offrir des services sexuels d'une autre personne.

Cette arrestation survient à la suite d'une enquête de quatre mois menée par l'Unité de lutte contre la traite de personnes du SPO.

« Fin avril 2015, une opération organisée de prostitution et de traite de personnes fut découverte par l'Unité lors d'une initiative conjointe de sûreté communautaire axée sur les studios de massage », explique dans un communiqué de presse le sergent Jeff Leblanc, de l'Unité de lutte contre la traite de personnes.

« Un suivi d'enquête a permis d'identifier des liens entre plusieurs endroits annonçant des services sexuels », ajoute-t-il.

Dans le cadre de l'opération policière, des perquisitions ont eu lieu dans trois résidences de la capitale nationale : rue Charles, chemin Merivale et rue York.

Il s'avère que deux salons de massage étaient exploités à deux de ces endroits. Les autorités ont saisi sur place la somme de 14 000 $ en espèces.

Les policiers ont aussi interpellé une femme qui a été relâchée, lundi, sans être accusée. Quatre autres femmes, qui étaient sur les lieux des perquisitions, se sont quant à elles entretenues avec les enquêteurs.

Un réel problème

Selon la détective du Service de police d'Ottawa Amanda Larche, la traite de personne est un problème d'envergure dans la capitale.

« C'est un gros problème. Ça ne veut pas dire qu'il y avait plusieurs victimes d'impliquées dans chaque arrestation que nous faisons. » affirme-t-elle, se voulant rassurante.

Elle ajoute que dans bien des cas, les individus arrêtés dans la capitale sont reliés à d'autres réseaux dispersés un peu partout au pays.

Plus d'articles

Commentaires