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Traiter les causes plutôt que les symptômes pour régler les difficultés en radio-oncologie

L’Association professionnelle des radio-oncologues du Québec se fait entendre à son tour dans le dossier des difficultés qui frappent le Département de radio-oncologie du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais.

Le président de l’Association, le Dr Khalil Sultanem, a envoyé la semaine dernière une lettre au président-directeur général adjoint du CISSS de l’Outaouais, le Dr Daniel Tardif. Il voulait ainsi répondre à la « sortie publique » du Dr Tardif concernant le rapport diagnostic du cabinet Empreinte humaine. Le Dr Tardif avait notamment nié que les problèmes informatiques vécus au département aient pu mettre les patients à risque.

« Ce rapport décrit une situation des symptômes sans en mentionner les causes sous-jacentes », déplore le Dr Sultanem. Selon lui, des déficiences importantes du plateau informatique, une pénurie de soutien infirmier et clérical ainsi que le manque d’outils de travail font partie des causes des difficultés que vit le service de radio-oncologie. Il invite M. Tardif à travailler à traiter ces causes afin d’améliorer la situation.

Dans une réponse adressée lundi au Dr Sultanem, le Dr Tardif souligne que le CISSS n’a jamais eu l’intention de rendre le rapport public, mais qu’il avait dû répondre à la demande d’accès à l’information d’une journaliste.

« Tant les difficultés informatiques et d’organisation du travail que le mauvais climat de travail ont été identifiés comme causes aux problématiques vécues », écrit-il dans sa missive.

« Jamais dans mes sorties publiques n’ai-je mis en doute le dévouement des médecins, des technologues, des gestionnaires, des infirmières, des physiciens et des autres équipes de soutien aux services techniques […] à tout mettre en œuvre pour trouver des solutions », ajoute-il.

Il rappelle que trois firmes d’experts ont étudié la situation « complexe » du département afin de présenter des recommandations.

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