La Commission de la capitale nationale (CCN) effectue présentement des travaux mineurs sur l'île Victoria qui déplaisent à la Confédération des peuples autochtones du Québec.

L'organisme, qui affirme défendre les droits des gens hors réserve, dit ne pas avoir été consulté pour ces travaux, à son grand désarroi.

« La CCN ne dirige pas ici, elle a un droit fiduciaire et c'est de faire respecter nos terrains. Nous ne sommes pas en dessous de la CCN », clame Roger Fleury, grand chef de la Confédération.

La CCN a plutôt recouru aux responsables de la réserve de Kitigan Zibi, un autre irritant selon M. Fleury.

« Elle peut s'entretenir avec eux en ce qui les concerne, mais il y a des gens ici déjà », dit-il.

L'île Victoria est sous la gouverne de la CCN qui a entamé des travaux qui visent à assurer la survie du milieu explique son directeur des communications Nicholas Galleti.

« On va mettre de la terre, on va planter des arbres pour redonner la conduite à la nature », explique-t-il.

Avant les travaux, la CCN affirme avoir fait venir un sage de la réserve autochtone de Kitigan Zibi, près de Maniwaki, avec comme souci d'impliquer l'ensemble des acteurs concernés par ce dossier.

« C'est un site très important pour beaucoup de gens, donc nous on travaille de près avec tous les différents intervenants sur l'île. On veut créer un comité avec les peuples pour déterminer comment l'île va être utilisée dans le futur », indique Nicholas Galetti.

La Confédération des peuples autochtones, dont la légitimité est contestée par l'Assemblée des Premières Nations du Québec, exige de la CCN le respect du caractère sacré du terrain.

À court terme la CCN, elle, envisage de créer un centre culturel autochtone sur le site pour 2017.

D'après le reportage de Godefroy Macaire Chabi

Plus d'articles

Commentaires