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Trois animaleries d'Ottawa ont 5 ans pour contrôler la provenance de leurs animaux

Les trois animaleries à but lucratif d'Ottawa devront cesser de vendre des chiens et des chats provenant d'éleveurs privés d'ici cinq ans. Un nouveau règlement municipal, adopté mercredi, limitera désormais la vente des animaux à des organismes sans but lucratif, comme des sociétés de protection ou des refuges.

Le conseiller Jeff Leiper aurait aimé que la période de transition soit réduite à trois ans. Il estime cependant qu'à long terme, les animaux seront mieux protégés.

« Si on compare avec la situation de départ, qui permettait à ces commerces de vendre des animaux aussi longtemps que le même propriétaire conservait le magasin, nous avons parcouru un bon bout de chemin », précise-t-il.

Jusqu'à présent, les trois animaleries bénéficiaient d'une exception par rapport aux 16 commerces sans but lucratif qui accueillent des chiens et des chats. Elles s'approvisionnent chez des éleveurs privés soumis à des inspections par un agent autorisé.

Après de longs échanges en mars dernier à l'hôtel de ville entre résidents, défenseurs des animaux et propriétaires d'animaleries, le Comité des services communautaires et de protection avait statué qu'un délai de transition de cinq ans serait octroyé à ces animaleries.

Les limites de la réglementation

La motion déposée mercredi souligne que dans certaines communautés ontariennes, le délai de transition pour s'adapter à la nouvelle réglementation était parfois de seulement trois mois.

Le texte souligne aussi qu'un délai plus long augmente les risques de vendre des chiens et des chats, qui n'ont pas été élevés de façon éthique et qui pourraient provenir d'élevages intensifs.

L'objectif du règlement est de limiter la vente d'animaux provenant de ce qu'on appelle des « usines à chiots ».

Cette mesure ne satisfait pas complètement les groupes de défense des animaux.

L'organisme Puppymill Awareness Working Solutions, estime d'ailleurs que cette nouvelle règle est en grande partie inefficace, dans la mesure où il appartient aux animaleries d'adopter un modèle d'affaire plus éthique et responsable.

D'après CBC

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