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Trois hommes comparaissent à la suite d'actes de vandalisme sur des taxis

Les trois hommes d'Ottawa qui sont accusés d'avoir attaqué au moins deux taxis sur la promenade de l'Aéroport, le 8 septembre dernier, sont ressortis libres du tribunal, aujourd'hui.

Une ordonnance de non-publication ne nous permet pas de divulguer les conditions de leur libération.

La procédure a commencé vers 11 h 30 et s'est achevée vers 12 h 45 . Des membres de la section locale 1688 du syndicat Unifor étaient présents dans la salle où la comparution a eu lieu.

Une trentaine d'entre eux ont ensuite escorté leurs collègues jusqu'à un taxi qui attendait aux portes du tribunal.

Les accusés sont Abdulrazzak Madi, 60 ans, Ali Ali Abdullah, 54 ans, et Jalal Madi, 21 ans. Ils résident tous les trois dans la capitale nationale.

Selon des informations obtenues aux greffes du tribunal, aucun d'eux n'a de casier judiciaire.

Chacun fait face à un chef d'accusation de méfait de plus de 5000 $ et de possession d'une arme dangereuse. Ils devront comparaître à nouveau le 28 septembre.

Une manifestation qui dégénère

Les trois individus participaient à une manifestation de chauffeurs de taxi, mardi, qui a été entaché par des actes de violence.

Des documents de cour précisent que les accusés ont volontairement endommagé un véhicule et qu'ils « transportaient une arme, en l'occurrence une barre de métal, dans un dessein dangereux pour la paix publique ».

La scène a été captée sur une vidéo, qui a été ensuite mise en ligne sur YouTube. On y voit des protestataires briser la vitre arrière d'une voiture de la compagnie Blueline.

Les enquêteurs poursuivent leurs investigations concernant cet incident et d'autres actes de vandalisme liés au conflit de travail entre les chauffeurs de taxi qui desservaient à l'aéroport et leur employeur.

Un conflit qui a un prix

Le conseiller du quartier Rivière, Riley Brockington, reconnaît le droit de manifester des chauffeurs qui desservaient l'aéroport, mais il condamne fermement les actes de violence qui ont été commis, ainsi que les perturbations de la circulation sur la promenade de l'Aéroport.

Il déplore aussi que les ressources policières monopolisées ne fassent qu'augmenter, alors que le conflit entre dans sa cinquième semaine. Selon lui, le montant des heures supplémentaires des policiers s'élève à 60 000 $.

« Je pense qu'il est important que les contribuables sachent combien d'argent tout cela coûte et que cela nécessite des ressources policières. Ce conflit de travail doit prendre fin le plus vite possible », martèle M. Brockington.

Une fois que le conflit sera terminé, il a l'intention de faire le total des frais et d'envoyer la facture au syndicat des chauffeurs.

Riley Brockington admet qu'il ne sera pas possible de les obliger à payer, mais il veut qu'ils prennent conscience des conséquences financières de leur mouvement de protestation.

Le conseiller du quartier Orléans, Bob Monette, dit que le maire et lui partagent le sentiment de frustration du conseiller Brockington relativement à ce différend qui s'enlise et aux coûts occasionnés.

Il est cependant convaincu que la présence des policiers est nécessaire et qu'elle a un effet dissuasif.

« C'est frustrant, mais je crois que si les policiers voient des infractions, agissent tout de suite, déposent des accusations, cela va décourager les gens à faire ce qu'ils font », est-il persuadé.

Bob Monette ajoute qu'il n'est pas question de demander aux groupes, tels que des syndicats, de payer pour chaque manifestation qu'ils organisent dans la capitale nationale.

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