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Tuerie de Polytechnique : commémorations sur fond de justice à Ottawa et Gatineau

Deux événements se tenaient mardi dans la région de la capitale nationale pour honorer la mémoire des 14 victimes de la tuerie de Polytechnique. C'était une journée doublement symbolique dans la lutte contre la violence faite aux femmes puisqu'elle coïncidait avec la détermination de la peine de Basil Borutski.

L'homme de 60 ans a reçu peine de 70 ans sans possibilité de libération conditionnelle pour les meurtres de trois femmes en 2015.

Le groupe Because Wilno estime que cette sentence est à la hauteur de la cruauté et de la violence des gestes de Borutski qui ont profondément marqué tant les familles des victimes, que la communauté de façon générale.

La peine dans l’affaire Bortuski tombe alors que plusieurs personnes et regroupements citoyens organisent divers événements pour souligner le 28e anniversaire de la tuerie de Polytechnique, à Montréal.

« C’est une peine qui est juste pour ce qu’il a fait […] il faut punir sévèrement les hommes qui décident d’avoir ce comportement-là », a reconnu la responsable du volet sensibilisation et défense des droits pour la Maison Unies-Vers-Femmes Cynthia Tassé-Lamarche, lors d’un rassemblement à la mémoire des 14 victimes de Polytechnique.

Sa collègue Vanessa Couturier accueille aussi favorablement la sentence de Basil Borutski, mais a aussi tenu à souligner qu’il faudrait revoir certaines pratiques en matière de justice pour éviter les féminicides.

« Ce que je trouve malheureux, c’est qu’il y a beaucoup de femmes qui dénoncent et le résultat, dans beaucoup de cas [est que] le conjoint est acquitté tandis que ça prend des féminicides pour que monsieur soit condamné », a déploré Mme Couturier.

Un rassemblement avait aussi lieu mardi soir au Centre communautaire d’Ottawa Ouest. Une soixantaine de personnes ont pris part à l'événement, dont le conseiller municipal du quarier Collège, Rick Chiarelli, et la députée fédérale de Kanata-Carleton, Karen McCrimmon.

« Le changement est absolument nécessaire. Quand nous avons une société et une culture qui ne fait rien, ça permet à la violence de [grandir] », a fait valoir la députée libérale.

Avec les informations de Florence Ngué-no

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