Retour

Uber débarque dans quatre autres villes ontariennes

Uber lance son service de covoiturage à London, dans la région de Waterloo, à Guelph et à Hamilton jeudi après-midi.

La compagnie californienne a tenu une rencontre avec de potentiels chauffeurs de taxi mercredi dernier à London, et avait également tenu des sessions d'information à Hamilton et dans la région de Waterloo au cours des derniers mois.

Jason Kukurudziak, président de l'Association des taxis de London, disait la semaine dernière s'opposer à Uber même s'il ne craignait pas la concurrence du service de covoiturage.

Il expliquait que les compagnies de taxi de London ont, pour la plupart, des applications pour téléphone intelligent, et qu'elles offrent d'autres moyens de paiement que la carte de crédit, contrairement à Uber.

Le service contreviendrait toutefois aux règlements municipaux, selon le conseiller Josh Morgan. Les chauffeurs qui commenceront à travailler sous la loi actuelle recevront des amendes, précisait-il la semaine dernière.

Dans un communiqué la compagnie vante « la sécurité, la commodité et la fiabilité d'Uber à des prix 25 % moins chers qu'un taxi traditionnel », et ajoute offrir les quatre premières courses gratuitement (jusqu'à un maximum de 20 $) jusqu'à dimanche pour les résidents de London, de la région de Waterloo, de Guelph et de Hamilton.

Opposition à Hamilton

La Ville de Hamilton a dit ne pas soutenir le modèle commercial actuel d'Uber, qui n'oblige pas les chauffeurs à acquérir un permis de taxi.

La compagnie devrait toutefois avoir besoin d'un permis en vertu d'un règlement de la ville, selon Ken Leendertse, le directeur du service d'attribution des permis.

Les employés municipaux ont aussi dit qu'ils travailleraient avec les avocats de la ville « si une poursuite en justice s'avérait nécessaire ».

Le conseiller municipal, Aidan Johnson, a indiqué avoir observé le développement d'Uber dans d'autres villes. « C'est certainement une question compliquée », a-t-il dit.

Aidan Johnson qui est aussi avocat a affirmé « je ne suis pas entièrement persuadé par tous les arguments d'Uber qui disent que ce n'est pas un service de taxi ». « Dites-moi ce qu'est un taxi, puis regardez ce qu'est Uber, et dites-moi la différence. »

La Ville a aussi besoin des revenus générés par les permis de taxi, a ajouté le conseiller municipal. « La Ville gagne beaucoup d'argent sur sa part des revenus des taxis, a-t-il dit, je veux vraiment m'assurer qu'Uber paie sa part ». 

Plus d'articles

Commentaires