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Uber pourrait poursuivre légalement ses opérations à Ottawa

Les portes semblent grandes ouvertes pour le service de covoiturage Uber, à Ottawa. Les membres d'un comité mandaté d'étudier la réglementation entourant l'industrie du taxi recommandent aux conseillers municipaux de laisser Uber poursuivre légalement ses opérations dans la capitale nationale.

Un texte de Angie Bonenfant

La conseillère Diane Deans, membre du comité, a rappelé que l'industrie du taxi a évolué. Les besoins des consommateurs, qui ont clairement indiqué la nécessité d'avoir plus de choix dans leurs moyens de transport, ne sont plus les mêmes, a-t-elle insisté. Par conséquent, dit-elle, l'industrie doit s'adapter.

1. C'est ainsi que les membres du comité recommandent dans un premier temps de créer une nouvelle catégorie de permis pour les compagnies de transport privé tel que Uber.

2. Ensuite, ils suggèrent d'assouplir la réglementation actuelle afin de tenir compte des nouvelles réalités et des nouvelles technologies.

3. Finalement, ils souhaitent que la Ville simplifie les règles entourant les services de taxis et de limousines.

L'idée, a poursuivi Mme Deans, est d'ouvrir la porte à un mode de transport différent et alternatif, sans pour autant étouffer le modèle traditionnel, déjà en place.

Les taxis traditionnels sont une part importante du service de transport public d'Ottawa, a insisté M. Deans. Toutefois, les membres du comité reconnaissent que les services offerts par des compagnies utilisant des applications mobiles répondent à un besoin de plus en plus grandissant.

Rivaliser sur un pied d'égalité

À la suite de l'examen de la réglementation des taxis, le comité propose que les taxis traditionnels et les services de covoiturage tel que Uber respectent des exigences communes. 

Afin de permettre aux deux types de transport de rivaliser sur un même pied d'égalité, les membres proposent d'imposer à des compagnies telles que Uber un minimum d'exigences et, parallèlement, d'abaisser certaines normes exigées aux taxis conventionnels.

Par exemple, le comité suggère de baisser les frais annuels des permis de taxis et d'abolir les frais de 1,50 $, lorsque l'on paie par carte de crédit ou de débit.

Écoutez les explications de Jérémie Bergeron : 

Selon ce que propose le comité, les exploitants de transports privés ne pourront pas prendre des passagers aléatoirement dans la rue ni circuler dans les voies réservées.

Les chauffeurs de taxi crient à l'injustice

Le syndicat représentant les taxis a rapidement dénoncé les recommandations en soutenant « qu'il n'y a rien dans ce rapport pour les chauffeurs de taxi! » 

Amrik Singh, représentant syndical des chauffeurs de taxi de la section locale 1688 d'Unifor, est parti en furie, au beau milieu de la présentation des membres du comité.

Il aurait souhaité que l'on interdise la présence d'Uber à Ottawa.

Du côté d'Uber, on a félicité la Ville pour avoir reconnu les besoins des clients pour de nouvelles technologies. Susie Heath du département des communications promet une réponse plus complète de la compagnie dans les prochains jours.

Le conseil municipal devra se prononcer sur les recommandations le 13 avril prochain.

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