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Un ancien agent de la GRC reçoit une peine de 15 ans de prison

L'ancien policier de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) reconnu coupable d'avoir torturé son enfant reçoit une peine de 15 ans de prison, moins le temps passé en détention.

Avec la détention préventive de 22 mois, l'homme de 45 ans, qu'on ne peut nommer pour protéger la victime, devra purger une peine de 13 ans et 2 mois. Le juge a qualifié la peine de sévère lorsqu'il a rendu sa décision, mercredi matin, au palais de justice d'Ottawa.

L'affaire remonte à 2013, lorsque le garçon, âgé de 11 ans, est parvenu à s'enfuir de chez son père. Il était enchaîné depuis des mois dans le sous-sol de la maison familiale. Son père a été arrêté en février 2013 en compagnie de sa conjointe.

Le jeune a subi de nombreux sévices, dont des agressions sexuelles causant des lésions corporelles, de la séquestration et des voies de fait. Le père a de plus manqué à son devoir de fournir les éléments nécessaires à l'existence de son fils.

L'accusé a été reconnu coupable de voies de fait graves, d’agression sexuelle causant des lésions corporelles, de séquestration et de manquement au devoir de fournir les choses nécessaires à la vie.

La belle-mère de la victime, âgée de 38 ans, a quant à elle été reconnue coupable d’agression armée et de manquement au devoir de fournir les choses nécessaires à la vie.

Pendant le procès, une psychiatre médico-légale a mentionné que l'ancien agent souffrait d'un trouble de stress post-traumatique. La docteure a mentionné que l'ancien officier aurait dû réclamer de l'aide pour traiter son TSPT et sa dépression, mais qu'il ne l'a pas fait parce qu'il croyait que tout le monde avait tort sauf lui.

La Couronne demandait 23 ans de pénitencier

La Couronne réclamait une peine dissuasive, soit 23 ans de prison, en raison de la gravité des crimes. Selon elle, les peines pour chacun des crimes qui sont reprochés au père ne devraient pas être purgées en même temps, devant plutôt s'additionner les unes aux autres.

La Couronne demandait également au juge d'interdire au père tout contact avec son fils, au moins pour les 20 prochaines années.

L'avocat de la défense, de son côté, a plaidé pour une peine de cinq à sept ans de détention. Il estime que la dépression et le syndrome de stress post-traumatique dont souffrait le policier devraient être considérés comme des facteurs atténuants dans l'imposition de sa peine.

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