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Un ancien coéquipier vit le rêve de Scott Foster par procuration

En quelques minutes, le nom de Scott Foster a fait le tour de la Ligue nationale de hockey (LNH), jeudi soir. Le comptable de 36 ans, qui n'avait jamais joué au hockey professionnel, a été appelé d'urgence pour garder les buts des Blackhawks de Chicago. Benoît Gagnon de Hawkesbury a suivi l'histoire de près, lui qui est un ancien coéquipier de Foster.

Un texte de Kim Vallière

Les deux hommes ont joué ensemble au sein des Broncos de l'Université Western Michigan en 2003. Gagnon terminait son stage universitaire, alors que Foster commençait le sien. Il se souvient d'un gardien concentré et plutôt silencieux.

« C'était vraiment un gars sérieux. Hier, quand on a vu son entrevue à la télévision, c'était vraiment comique. Un autre ancien coéquipier m'a envoyé un message texte en me demandant comment ça il n'était pas drôle comme ça à l'université », raconte en riant le Franco-Ontarien joint au téléphone, à son domicile de Brantford, dans le sud de l'Ontario.

Il a pris le temps d'envoyer un message de félicitations à son ancien coéquipier, après que ce dernier eut réalisé sept arrêts en 14 minutes de jeu dans une victoire de 6-2 des Blackhawks contre les Jets de Winnipeg. Il s'est même permis un arrêt contre Patrick Laine, le deuxième meilleur compteur de la LNH cette saison.

« Je ne sais pas s'il a dormi, hier soir. Même moi, en tant que partisan et ancien coéquipier... Je suis arrivé à la maison, hier, à minuit. J'ai réveillé ma femme pour en parler. J'en ai même parlé avec mon voisin. C'est plaisant de voir que tout le monde peut s'associer à ce moment-là », explique-t-il.

Gagnon n'a pas pu regarder en direct la performance de son ami puisque lui-même était sur la glace pour jouer dans sa « ligue de garage ». L'exploit de Foster était au coeur des discussions dans le vestiaire après coup. Le gardien incarne maintenant le rêve de plusieurs joueurs de ces ligues récréatives.

« Si ça pouvait arriver juste une fois... Je dis toujours que je voudrais mettre un chandail juste pour pouvoir dire que je me suis assis sur le banc d'une équipe de la Ligue nationale », lance Gagnon, un attaquant qui travaille maintenant comme représentant pour une compagnie de financement automobile.

Son lien avec le gardien de but lui donne l'impression d'avoir partagé une parcelle de ce moment historique et il n'a pas fini de raconter cette anecdote à qui veut l'entendre.

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