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Un chien pourrait-il sauver la vie d'un enfant diabétique ontarien ?

Kaleb Therrien a six ans et souffre de diabète de type 1. Sa famille a tout essayé pour tenter de réguler son taux de sucre, mais rien ne semble y faire. Un chien pourrait cependant aider cette famille à retrouver un peu de quiétude.

Un texte de Lisa Marie Fleurent

La grand-mère de Kaleb a lancé une campagne de sociofinancement afin de récolter 15 000 $, il y a une vingtaine de jours. Cet argent serait utilisé pour entraîner un chien. Une fois dressé par un entraîneur privé, l'animal serait en mesure de prévenir les fréquentes hypoglycémies de Kaleb.

Trois races de chiens peuvent être dressées pour détecter un faible taux de sucre chez les humains : le Golden retriever, le Labrador retriever et le Grand Caniche.

Au Canada, seulement deux organismes à but non lucratif ont des programmes de chien guide pour diabétique. La fondation Lions estime qu'il en coûte 25 000 $ pour dresser un chien. Elle dit en avoir 11 en Ontario, mais qu'il y a une liste d'attente.

La famille de Kaleb a tenté d'obtenir un animal de l'organisme, mais la fondation refuse de donner des chiens aux enfants âgés de 10 ans ou moins.

Un vrai cauchemar

Les nuits sont angoissantes pour cette famille de Chemlsford. Cela fait deux ans que le diagnostic est tombé et encore aujourd'hui, Kaleb a du mal à avoir un taux de sucre stable dans le sang, surtout la nuit. Sa mère, Lisa Comeau se lève deux à trois fois, « Je me lève pour vérifier son taux de sucre parce que j'ai toujours peur qu'il soit trop bas ».

Kaleb a frôlé la mort à plusieurs reprises. Une nuit particulièrement éprouvante reste gravée dans la mémoire de l'enfant. « Il ne voulait plus se rendormir, il avait peur de mourir », se remémore le grand-père de Kaleb. Pour lui, ça ne fait aucun doute : « le chien va lui sauver la vie ».

D'autres études nécessaires

L'Association canadienne du diabète reste prudente. Elle indique que depuis 5 à 10 ans cette tendance se développe. Avant d'adopter les chiens guide, l'Association veut toutefois que d'autres études soient faites.

« Il y a des anecdotes. Les anecdotes sont réelles. Nous ne discutons pas de la vérité de ces gens-là qui ont une expérience d'un chien qui les a avertis, eux ou une autre personne, mais c'est comme n'importe quel autre type de médicament, traitement, chirurgie, il faut des études », explique le porte-parole de l'Association canadienne du diabète, Paul Kilbertus.

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