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Un climat de travail à nouveau tendu à la STO

Le ton a à nouveau monté entre la Société de transport de l'Outaouais (STO) et ses syndiqués, jeudi. Le Syndicat uni du transport (SUT) a accusé l'employeur d'être de mauvaise foi et d'avoir modifié les termes de l'entente conclue entre les parties en gonflant le nombre de griefs qui auraient été réglés lors des négociations.

Des membres de l'exécutif syndical et plusieurs employés syndiqués se sont invités à la rencontre du conseil d'administration du transporteur public, qui avait lieu en soirée, pour demander au président de la STO de ratifier l'entente conclue il y a deux semaines. Cette dernière a été ratifiée par 68 % des chauffeurs et des employés d'entretien.

Le SUT  reproche à la partie patronale de ne pas avoir respecté les termes de l'accord, qui, selon lui, comprend non seulement la dernière offre patronale sur le renouvellement de la convention collective, mais aussi près de 700 griefs. Aux dires du président de la section locale 591 du Syndicat, Félix Gendron, 109 griefs ont été ajoutés aux 697 contenus dans l'entente originale.

« Nous, ce qu'on a fait, c'est qu'il avait deux ententes. Les deux ententes ont été exposées aux membres et votées. C'est un tout. S'il y a un règlement de convention collective, bien il faut que les griefs soient réglés [en même temps] », a-t-il lancé lors d'une mêlée de presse.

Une interprétation divergente

Le SUT reproche au président du conseil d'administration de la STO, Gilles Carpentier, d'avoir changé les règles du jeu, puisque le contenu de la convention collective et les griefs ont été négociés séparément, en raison d'un fossé qui existait entre les deux parties.

Le principal intéressé rejette ces accusations. M. Carpentier a rétorqué que son organisation a toujours été de bonne foi durant les négociations et qu'elle a négocié avec respect.

« Nous, on est dans la collaboration et dans l'écoute, malgré qu'on nous accuse. Ce n'est pas possible que l'employeur soit 100 % fautif tout le temps », a indiqué celui qui est aussi conseiller du district du Carrefour-de-l'Hôpital.

Lors de sa rencontre de jeudi soir, le conseil d'administration de la STO a adopté une résolution qui entérine la proposition d'entente avec ses chauffeurs et ses employés d'entretien sur le renouvellement de la convention collective.

La résolution précise que le C. A. « mandate son comité de négociation de poursuivre la négociation en vue du règlement des griefs et plaintes déposées par le syndicat et l’employeur ».

Pour leur part, les dirigeants syndicaux brandissent la menace du recours judiciaire et comptent porter plainte au Conseil canadien des relations industrielles.

Avec les informations de la journaliste Nathalie Tremblay

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