Alain Laplante est un colombophile bien connu en Outaouais. Depuis 2005, il élève et entraîne des pigeons voyageurs blancs et offre des envolées lors de mariages, funérailles et événements spéciaux comme « Le relais pour la vie ». Son colombier, situé dans sa cour arrière du secteur de Hull, héberge près de 150 oiseaux.

Un texte de Jean-François Chevrier

M. Laplante découvre ce type d'oiseau blanc à l'adolescence, grâce au conseiller municipal de l'ancienne Ville d'Aylmer, André Touchet. Ce dernier lui enseigne les principes de l'entraînement, de l'élevage et de la compétition, avant son décès en 2002.

Encore à ce jour, M. Laplante qualifie André Touchet de mentor dans le domaine. Ce n'est que plusieurs années plus tard que M. Laplante renoue avec sa passion des pigeons voyageurs.

Le pigeon voyageur, une boussole à deux pattes

Le pigeon voyageur apprend rapidement à retrouver son chemin et peut parcourir d'impressionnantes distances, selon son pedigree.

Peu après sa naissance, l'oiseau est libre de voler dans le quartier. Puis, Alain Laplante augmente les distances entre les envolées et le colombier : 1 km, 5 km, 20 km... Une fois matures, ses oiseaux peuvent voyager des centaines de kilomètres avant de revenir dans sa cour arrière.

« Mon premier contrat de mariage de la saison était à Carp [à environ 45 km de sa résidence] », se rappelle-t-il. « J'ai libéré les oiseaux vers 17 h, j'ai ramassé mes choses et j'ai pris la route sur la 417. En arrivant à ma résidence, j'ai dit à ma conjointe que les oiseaux devraient arriver dans environ une heure... et au même moment, les oiseaux ont atterri chez moi! Ils ont été aussi rapides que moi. C'était très impressionnant! »

Colombophile de l'ère numérique

À leur naissance, les pigeons voyageurs se font installer une bague numérotée et électronique qui sert à l'identification. Un mécanisme installé à la porte d'entrée et de sortie du colombier inscrit les allers-retours dans un ordinateur. « De cette manière, je peux toujours savoir qui rentre et qui sort », explique Alain Laplante.

L'entraînement se réalise au quotidien. Les oiseaux volent en formation dans le quartier, au grand plaisir des voisins.

En plus d'être embauché pour réaliser des envolées lors de mariages et de funérailles, l'entreprise d'Alain Laplante, « Les Envolées Blanches », a émerveillé les foules lors d'une cérémonie en l'honneur du dernier survivant de la Première Guerre mondiale.

Aussi, 65 oiseaux ont « décoré » le ciel lors du décès de l'ancien chef néo-démocrate Jack Layton, au Musée canadien des civilisations.

En 2017, Alain Laplante espère pouvoir organiser une envolée de 150 pigeons voyageurs blancs pour le 150e anniversaire de la Confédération canadienne.

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