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Un comité des Communes révisera l'outil de traduction automatique

Le comité permanent des langues officielles de la Chambre des communes a voté, lundi après-midi, en faveur d'une étude portant sur le Bureau de la traduction et de son outil de traduction automatique.

L'outil de traduction automatique qui sera accessible à l'ensemble des fonctionnaires d'ici quelques semaines est une source de préoccupation depuis qu'un reportage de Radio-Canada a révélé de nombreuses erreurs de traduction du langage courant.

La pdg du Bureau de la traduction Donna Achimov sera invitée à comparaître et à s'expliquer devant le comité.

Source d'inquiétude

Parmi les premières personnes à se préoccuper de l'outil de traduction automatique se trouve Donald Barabé, un ancien vice-président du Bureau de la traduction qui a oeuvré 35 ans au sein de l'organisme.

M. Barabé fait partie du groupe restreint de fonctionnaires à l'origine de la mise sur pied de l'outil.

Il soutient que le Bureau de la traduction fait présentement un mauvais usage de l'outil de traduction. Le Bureau encouragerait ses employés à s'écrire des courriels avec cet outil, mais selon lui, il devrait être utilisé uniquement à titre d'information personnelle pour la lecture. L'outil ne devrait en aucun cas servir à l'écriture.

En temps normal, une révision professionnelle du texte devrait être faite à chaque fois que l'information est communiquée à un ou des collègues, a-t-il expliqué en entrevue. Cela doit être fait même si cette information est informelle.

Selon Donald Barabé, cette consigne sert à ne pas compromettre l'égalité des langues officielles.

Un outil pas encore prêt

La technologie n'est pas assez avancée pour permettre à un outil de traduire automatiquement et correctement un texte.

Alan Bernardi, président-directeur général du Centre de recherche en technologies langagières soutient que l'outil avec lequel travailleront l'ensemble des fonctionnaires sert davantage à la compréhension de textes qu'à la rédaction.

Potentiellement dans cinq ans, l'outil devrait être « assez performant pour faire la traduction de petits courriels et de textes simples », analyse-t-il.

Craintes légales

Malgré ces mises en garde et ces préoccupations, Service public et Approvisionnement Canada a toujours l'intention d'implanter l'outil d'ici le 31 mars prochain.

Dans un tel contexte, le Nouveau Parti démocratique craint que la Loi sur les langues officielles ne sera pas respectée.

« C'est très inquiétant ce qui se passe présentement et malheureusement les libéraux n'ont pas l'air de changer rapidement, comme ils se devraient, la direction qu'avait prise les conservateurs », a affirmé François Choquette, un porte-parole en matière des langues officielles.

Avec les informations de Catherine Lanthier

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