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Un comité terrain pour gérer la crise en radio-oncologie à l'Hôpital de Gatineau

Un comité terrain se tient lundi et mardi en présence de représentants du ministère de la Santé, du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Outaouais et de spécialistes en oncologie pour pallier la crise qui frappe le département de radio-oncologie depuis plusieurs mois.

Le but de la rencontre est de cerner les problèmes et de faire des recommandations.

En mars dernier, un groupe de citoyens de Santé Outaouais 2020 avait envoyé une lettre aux médias, reprochant au CISSS de l'Outaouais son important retard technologique dans le traitement des patients atteints de cancer, notamment en soulignant l'absence d'imagerie à résonance magnétique et les problèmes informatiques.

La lettre évoquait également une « organisation déficiente des services aux patients au Centre de cancérologie ».

Outre des représentants du ministère de la Santé, le président de l'Association professionnelle des radio-oncologues du Québec, le Dr Khalil Sultanem, le PDG adjoint du CISSS de l'Outaouais, le Dr Daniel Tardif, et la présidente de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), la Dre Diane Francoeur, assisteront aux rencontres.

La FMSQ intervient lorsque la situation est exceptionnelle et que la nature des problèmes le nécessite.

L'APTS déplore le « manque de collaboration »

La présidente de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), Andrée Poirier, aurait souhaité que son syndicat soit invité à ces rencontres.

Du même souffle, elle déplore avoir été mise au courant de ces rencontres par les médias, et non par le CISSS de l'Outaouais.

« Moi, quand j'apprends des nouvelles de cette nature-là, dans une équipe de travail où on est majoritairement membres de l'APTS et qu'on n'est même pas avisé, je trouve que c'est un manque de collaboration », dit-elle.

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