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Un conseiller municipal réclame des changements au balayage nocturne des rues d’Ottawa

Le conseiller du quartier Kittchissippi, Jeff Leiper, veut qu'Ottawa révise sa politique concernant le balayage des rues au printemps. Il affirme qu'il reçoit des douzaines de plaintes de la part de résidents qui trouvent que cette opération est parfois excessive et trop bruyante.

La Ville procède chaque printemps au balayage des rues afin de ramasser les débris et les matières qui se sont accumulés pendant l'hiver. Cela permet d'éviter que ces rebuts ne constituent un danger pour la circulation.

Cette opération s'étend sur cinq semaines et coûte 3 millions de dollars à la Ville annuellement.

Elle est réalisée par une flotte de 90 véhicules, dont la plupart proviennent de compagnies privées avec qui la Municipalité a passé un contrat.

Ces balayeuses passent au moins une fois dans chaque rue, mais certaines artères nécessitent plusieurs passages.

« Je ne sais pas s'il s'agit d'une exagération ou pas, mais j'ai entendu que certaines passaient 15 voire 16 fois dans une rue », rapporte M. Leiper.

Des différences d'une rue à l'autre

Sur le site de la Ville, on peut lire que des opérations intensives de balayage sont effectuées dans certains secteurs en raison du haut volume de voitures qui s'y garent.

C'est le cas du centre-ville, ainsi que dans les quartiers de Vanier, de New Edinburgh, de Côte-de-Sable, du Glebe, de la Basse-Ville, d'Ottawa-Est, d'Ottawa-Sud, aux abords du marché By et dans certaines rues d'Overbrook.

Des panneaux temporaires d'interdiction de stationnement y sont installés et les véhicules des contrevenants sont remorqués, afin que les balayeuses n'aient à y passer qu'une fois, généralement entre 7 h et 19h.

Il s'avère que dans les quartiers périphériques l'interdiction de stationner n'est pas appliquée et les balayeuses doivent repasser à plusieurs reprises parce que les voitures les gênent dans leur tâche. Ce travail s'effectue plus efficacement en soirée.

Des citoyens exaspérés

Jeff Leiper indique que c'est le second cas de figure qui se produit dans son quartier, notamment dans le secteur du campus Civic de l'Hôpital d'Ottawa, et que cela a le don d'agacer les citoyens.

Il aimerait que la Ville uniformise ses pratiques, afin que les banlieues aient le même traitement que les autres.

« Je me demande quelle est la différence entre les coûts additionnels représentés par le balayage intensif, de poser puis retirer les panneaux d'interdiction de stationnement, comparativement à avoir des camions qui vont et viennent à plusieurs reprises », explique-t-il.

Des responsables des services municipaux indiquent être au courant du problème et ils confirment avoir reçu des plaintes, mais ils indiquent aussi qu'il est difficile de satisfaire tout le monde.

Des citoyens ont interpellé le maire d'Ottawa sur les réseaux sociaux à ce sujet. Ce dernier a publié un message demandant à un gestionnaire de la Ville « de faire cesser ce non-sens tout de suite et de demander pourquoi cela se passe comme cela ».

D'après un reportage de CBC

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