Les trois chefs des principaux partis se sont affrontés vendredi, cette fois dans un débat organisé par des maires et des conseillers du Nord de l'Ontario. Les élus municipaux ont profité de leur congrès annuel pour inviter les leaders libéral, néo-démocrate et progressiste-conservateur, afin qu'ils répondent aux préoccupations des électeurs nord-ontariens.

Un texte de Caroline Bourdua

Kathleen Wynne, Andrea Horwath et Doug Ford ont débattu de sujets qui touchent les électeurs nord-ontariens.

Dès l’ouverture, le chef progressiste-conservateur s’est attaqué au bilan libéral des quinze dernières années.

« J’aime le Nord et j’ai hâte de vous représenter », a-t-il dit.

La première ministre sortante Kathleen Wynne a pour sa part commencé son allocution en français et a fait l’énumération des investissements faits en santé, en éducation et auprès des Premières Nations dans le Nord.

« Il faut continuer de travailler ensemble », a-t-elle lancé aux délégués.

La chef Andrea Horwath a ouvert en indiquant que depuis le début de la campagne ses rivaux se querellent pour déterminer qui ferait le pire premier ministre.

« J’ai entendu votre frustration », a indiqué la chef néo-démocrate.

Tarifs d’électricité, transport, emplois, immigration et Cercle de feu

À ce sujet, Doug Ford y est allé d’une charge à fond de train contre Andrea Horwath.

« Qui appuyez-vous ? Les travailleurs ou des activistes qui font fermer des mines ? », a-t-il demandé, faisant référence au fait que le NPD avait pour candidat Ramsey Hart.

Les attaques ont aussi fusé contre Kathleen Wynne et le Cercle de feu, alors que le NPD estime que peu de progrès ont été accomplis dans le développement des infrastructures.

Au sujet de l’immigration, Kathleen Wynne croit que le Nord a des besoins différents.

À une question au sujet d’un programme de jumelage pour attirer les nouveaux arrivants dans le Nord, Mme Wynne s’est engagée à discuter avec le fédéral pour proposer un projet-pilote, tel que décrit par l’Institut des politiques du nord.

« J’ignore pourquoi ça n’existe pas déjà », a rétorqué la chef Andrea Horwath.

Doug Ford ne rejette pas l’idée, mais a dit vouloir offrir des emplois aux résidents du Nord, en coupant d’abord dans la bureaucratie et en réexaminant la Loi sur l’équité en milieu de travail.

« 85 % des gens d’affaires que j’ai rencontré disent que cette loi les tue », a-t-il répondu.

Le Northlander

La chef libérale a défendu sa disparition en expliquant que son gouvernement a choisi d’investir dans du transport au service de l’ensemble du Nord, en finançant davantage Ontario Northland.

S’il est élu, le NPD s’engage à créer un comité de la députation du Nord, une idée qui n’est pas nouvelle, concède madame Horwath.

Ce comité aurait pour mandat d’examiner toute décision ou tout projet de loi ayant un impact sur le Nord de l’Ontario.

Pas de gagnant ni de perdant

Le maire de Hearst qui s’inquiète pour les communautés du Nord face à la Loi sur les espèces en péril pense tout de même que c’est la chef du NPD Andrew Horwath qui s’est démarquée, mais il met un bémol.

« C’est facile de détruire une personne qui était au pouvoir avec le passé qu’ils ont, dit-il. Et je pense que les gens du Nord sont vraiment prudents parce qu’ils ont été déçus dans le passé. »

Selon le maire de Hearst, les communautés veulent être consultées.

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