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Un député conservateur s'invente des partisans

Pour la deuxième fois en quelques semaines, le parti conservateur ontarien reçoit une attention dont il se passerait bien en raison des actions d'un de ses députés. Après s'être excusé pour une blague sexiste au dépens d'une députée fédérale, Jack MacLaren a reconnu que des faux témoignages ont été utilisés pour faire son éloge sur son site internet. 

Un texte d'Alex Boissonneault

Encore une fois, le député de Carleton-Mississipi Mills dans l'est de l'Ontario a du faire son mea culpa devant les journalistes. Ceux-ci ont tout de même eu droit à une séance d'entraînement surprise dans les couloirs de l'Assemblée législative.

Après avoir attendu le député pendant une heure, ils ont dû le pourchasser jusqu'à son bureau pour obtenir ses commentaires sur la nouvelle controverse qu'il a créée.

Leur course n'a rien donné, puisque JacK MacLaren n'a rien voulu ajouter à ses excuses.

L'élu conservateur a admis avoir utilisé des photos glanées sur le web et de faux noms pour mousser son travail sur son site internet. Un quotidien d'Ottawa avait rapporté la nouvelle en vérifiant l'identité des auteurs de commentaires qui vantent le travail de M. MacLaren.

Le député affirme avoir agi de la sorte pour protéger l'identité des électeurs. Le site n'est plus en ligne.

Visiblement gêné par cette nouvelle gaffe de son député, le chef conservateur Patrick Brown a décidé en début de soirée que M. MacLaren ne serait plus le représentant de l'est de l'Ontario au sein du caucus du PC. Patrick Brown a plutôt donné la tâche à un autre député conservateur de la région, Jim McDonell.

Lors d'un événement officiel, le 24 mars, Jack Maclaren avait fait une blague à caractère sexuel au dépens de la députée fédérale libérale Karen McCrimmon devant les convives.

Il lui avait envoyé une lettre par la suite pour lui demander pardon.

Même un collègue de M. MacLaren avait alors envoyé un message de soutien à la députée McCrimmon.

Cette nouvelle controverse a fait sourire la chef néo-démocrate, Andrea Horwath, qui jure que ses partisans ont de vrais noms, de vrais visages et que leurs témoignages sont bien réels.

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