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Un ex-agent de la GRC coupable de maltraitance

L’homme de 45 ans, qui a été arrêté en février 2013 en compagnie de sa conjointe, a été reconnu coupable de voies de fait graves, d’agression sexuelle causant des lésions corporelles, de séquestration et de manquement au devoir de fournir les choses nécessaires à la vie.

La belle-mère de la victime, âgée de 38 ans, a quant à elle été reconnue coupable d’agression armée et de manquement au devoir de fournir les choses nécessaires à la vie.

« Ma cliente est soulagée que le procès soit terminé. Dès qu'elle l'a pu, elle a exprimé ses regrets par rapport à son rôle dans ce dossier », a expliqué l’avocate de cette dernière, Anne London-Weinstein.« Elle espère que le petit garçon sera en mesure de poursuivre sa vie. »

Pour rappel, le couple ne peut être identifié, afin de préserver l’identité de la victime, qui est maintenant âgée de 14 ans.

Un procès « très difficile »

L’automne dernier, des vidéos datant de 2013, captées sur le téléphone de l’ex-agent, ont été présentées devant le tribunal. On pouvait y voir le garçon nu, en pleurs, ligoté dans le sous-sol de la résidence familiale.

En cour lundi matin, le juge Robert Maranger, de la Cour supérieure de l’Ontario, a précisé que la preuve présentée par vidéo était sans équivoque. Il a aussi évoqué l'un des pires cas de maltraitance d'enfant de sa carrière.

Le magistrat a en outre souligné que le procès avait été très difficile. Selon lui, le fait que le garçon ait trouvé la force d’échapper à sa captivité, alors qu’il avait été brûlé, battu et privé de nourriture, est cependant une preuve du caractère indomptable de l’esprit humain.

Par ailleurs, il a rejeté l’argument de la défense alléguant que l’ex-agent souffrait d’un trouble de stress post-traumatique.

En effet, au cours du procès, l’ex-agent avait plaidé avoir reçu un diagnostic de trouble de stress post-traumatique, de dépression chronique et de trouble dissociatif de l'identité après avoir été lui-même victime d’agressions sexuelles quand il était enfant.

Une peine maximale réclamée par un organisme

Une dizaine de motocyclistes du groupe Bikers against child abuse (BACA) Ottawa, un organisme composé d’amateurs de motocyclettes luttant contre la violence envers les enfants, était présent au palais de Justice d'Ottawa, lundi matin.

Après avoir entendu le verdict, la secrétaire du chapitre ottavien de ce groupe, qui se fait appeler Xena, s’est dite satisfaite.

« Justice est faite. Aucun enfant ne devrait être maltraité d'aucune façon. Mais on espère que ça va aller au maximum », a-t-elle indiqué.

L'ex-agent de la GRC et sa conjointe étaient en liberté conditionnelle pendant la durée du procès. Au moment de livrer sa décision, le juge Maranger a ordonné qu’ils soient emprisonnés.

Cette demande, qui émanait de la couronne, a été contestée sans succès par la défense. Le juge a justifié son ordonnance par la nécessité de préserver la confiance du public dans le système judiciaire.

La belle-mère de l’enfant connaîtra sa peine le 2 décembre, et c’est à ce moment-là qu’une date sera fixée pour l'énoncé de la peine du père.

Avec des informations de Florence Ngué-No

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