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Un Gatinois coupable pour une 2e fois du meurtre non prémédité de son ex-épouse

Le verdict est tombé mercredi au palais de justice de Gatineau. Khalid Gakmakge a été reconnu coupable pour une deuxième fois du meurtre non prémédité de son ex-femme Lucia Medeiros, survenu en décembre 2008.

Le jury n'a pas cru la version de l'accusé, qui affirmait avoir agi en légitime défense et que c'est la victime qui l'avait attaqué.

M. Gakmakge a poignardé la victime à cinq reprises le soir du 12 décembre 2008, à la résidence familiale de la rue des Framboisiers, dans le secteur d'Aylmer.

Mme Medeiros venait de se séparer de son agresseur, avec qui elle était mariée depuis 11 ans. La victime avait elle-même composé le 911 en criant « mon mari m'a tuée ».

Un 1er procès

Lors d'un premier procès, la couronne prétendait que l'homme avait poignardé sa femme après avoir appris qu'elle l'avait trompé et qu'elle souhaitait le quitter, pour ensuite tenter de se suicider en se donnant des coups de couteau.

La défense alléguait plutôt que c'est l'accusé qui avait été agressé par son ex-conjointe alors qu'il dormait, d'où ses blessures au thorax, et qu'il n'avait fait que se défendre.

Le procès avait duré presque quatre semaines et le jury avait été séquestré pendant deux jours avant de rendre son verdict.

M. Gakmakge avait été reconnu coupable une première fois en mars 2011.

Un deuxième procès plus de 7 ans après la fin du 1er

Après avoir porté la décision en appel, M. Gakmakge a réussi à forcer la tenue d'un nouveau procès.

La Cour d'appel a décrété que le juge de première instance avait erré en acceptant qu'un témoin modifie sa version des faits. Une spécialiste avait changé son analyse sur les incidents entre l'enquête préliminaire et le procès.

Le juge avait conclu que la nouvelle version présentée au procès était un complément à la version donnée lors de l'enquête préliminaire, alors que la défense arguait que c'était une toute nouvelle version, qu'elle ne pouvait pas l'examiner en profondeur et que le juge devait annuler le procès.

En attente de la peine

Avec ce deuxième verdict de culpabilité, Khalid Gakmakge écope automatiquement d'une peine d'emprisonnement à vie. Il doit revenir en cour le 14 juin.

« Il reste à déterminer la période d’éligibilité aux libérations conditionnelles de l’accusé puisqu’évidemment la sentence est une sentence à vie avec un minimum de 10 ans et un maximum de 25 ans pour la libération conditionnelle », explique la procureure de la couronne dans ce dossier, Stéphany Robitaille.

Après le premier procès, le juge avait imposé une peine de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 14 ans.

Avec les informations de Laurie Trudel

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