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Un Gatinois réclame une enquête sur les causes des inondations du printemps 2017

Un citoyen de Gatineau a déposé une pétition, mardi, à l'Assemblée nationale demandant le déclenchement d'une enquête publique sur les causes des inondations du printemps 2017.

Propriétaire de deux immeubles à logements inondés, Jason Leblanc sollicite des réponses de la part d’Hydro-Québec.Il veut savoir si la gestion des barrages a eu un impact sur l’ampleur des inondations printanières.

« Il y a des informations qui laissent présager qu’Hydro-Québec a changé sa stratégie de gestion des barrages et il y a des informations qui laissent présager qu’il y a un lien direct avec ce qu’on a vécu durant les inondations de 2017 », a-t-il laissé entendre.

L’auteur de la pétition estime que les vingt-sept réservoirs d’Hydro-Québec ne suffisent plus à emmagasiner les surplus d’eau, parce qu’ils auraient atteint leur capacité maximale. Il craint que la situation devienne de plus en plus problématique dans le futur.

M. Leblanc est d’avis qu’une enquête publique est la seule manière efficace d’obtenir des réponses du gouvernement.

« Selon moi, comme citoyen, c’est la seule démarche que je peux voir qui mettrait assez de pression sur le gouvernement pour avoir des réponses transparentes », a affirmé M. Leblanc.

Hydro-Québec explique

Hydro Québec a réagi à la pétition. Le porte-parole pour la Société d’État, Mathieu Rouy a tenu à expliquer que les ouvrages aider à améliorer la gestion du débit des rivières.

« Sans eux, la situation des inondations serait pire. Mais leur influence sur le débit des cours d’eau est limitée », a-t-il dit.

M. Rouy explique que dans les zones où les citoyens ont été victimes d’inondation, ce sont des centrales à turbines au fil de l’eau, qui ne sont pas faites pour retenir l’eau, mais plutôt pour turbiner l’eau qui s’écoule naturellement sur les rivières.

« Leurs vannes peuvent permettre de retenir une petite quantité d’eau, et ce, pendant quelques heures. En situation de crue printanière, cela correspondrait à donner un bref répit pour ensuite devoir envoyer davantage d’eau en aval. Il n’est donc pas possible de fermer les vannes », a-t-il précisé.

De plus, il confirme que le débit du réservoir Baskatong, qui se jette dans la rivière des Outaouais n’a jamais été fermé.

« ce dernier aurait été plein dès la première semaine de mai et les débits auraient été de plus de 1500 m³/s au plus fort de la crue printanière, comparativement à des débits d’environ 500 m³/s dans le cadre de nos opérations », a-t-il fait savoir.

Pour l’instant, 21 citoyens ont signé la pétition qui est disponible en ligne, jusqu’au 8 novembre, sur le site de l’Assemblée nationale.

Avec les informations de Guillaume Dumont et de Julie-Anne Lapointe

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