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Un homme de Gatineau parcourt plus de 1000 km en « paddleboard »

La rivière des Outaouais est le principal affluent du fleuve Saint-Laurent avec ses 1271 kilomètres. Un résident de Gatineau a décidé de la parcourir sur toute sa longueur avec une planche à pagaie.

Le 11 juillet dernier, Paul Gauvreau est parti du lac des Outaouais, la source de la rivière, en Abitibi-Témiscamingue, à destination du lac des Deux-Montagnes en Montérégie.

M. Gauvreau travaille en partenariat avec Sentinelle Outouais, un organisme qui oeuvre pour la protection du cours d'eau. Ainsi, il prend des échantillons et des notes tout au long de son parcours relativement à la pollution ou aux débris qui sont présents sur la rivière.

Il amasse aussi des fonds pour l'Hôpital Sainte-Justine, auquel sa fille aujourd'hui âgée de 19 ans doit en grande partie sa vie. Des médecins de cet hôpital pour enfants de Montréal lui ont réparé une malformation au coeur qui a été découverte lorsqu'elle avait 13 mois. Il s'agit pour lui d'une façon de redonner à l'établissement qui a marqué l'histoire de la famille.

Le portage en tête depuis longtemps

La famille de Paul Gauvreau a un chalet, un camp de chasse, en Abitibi-Témiscamingue sur la rivière Outaouais, depuis 40 ans. Quand ils étaient jeunes, les frères Gauvreau entendaient régulièrement les histoires de portage des aînés de la famille. L'idée a germé à ce moment, selon le frère de l'aventurier.

« [Quand nous étions jeunes], on entendait toujours parler des portages qu'ils devaient faire. Paul a toujours voulu faire les portages et descendre la rivière des Outaouais d'un bout à l'autre. Mais jamais je n’aurais pensé qu'il aurait tenté de le réaliser », soutient Marcel Gauvreau.

C'est ainsi qu'il a embarqué sur son « paddleboard », accompagné de son fils Joaquim, pour descendre la rivière. Âgé de 16 ans, l'adolescent a fait les 350 premiers kilomètres avec son père, mais il ne voulait pas passer l'été sur l'eau. Il a donc arrêté son parcours après la première portion.

Il est content d'avoir pu être là pour apporter du soutien à son père pendant la partie la plus difficile du parcours.

« Je ne m’attendais vraiment pas à ça, c'était beaucoup plus dur que je le pensais. Je pensais qu'on allait avoir peut-être cinq portages dans tout le voyage et finalement on en a eu 25, 26 et plus. On faisait plusieurs voyages et des fois lors des portages, il n'y avait pas de sentier, c'était dans la brousse », explique Joaquim Gauvreau.

Paul Gauvreau a aussi dû prendre une pause de quatre jours, car il s'est blessé au poignet pendant son voyage. Il est aussi un peu coupé du monde, mais sa famille a pu suivre son trajet avec un GPS.

Sa famille est allée à sa rencontre à quelques reprises, en l'attendant sur un pont pour le voir passer. Mais surtout pour lui apporter un peu de nourriture pour l'encourager, parce que M. Gauvreau ne fait pas dans la gastronomie depuis le début de l'aventure.

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