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Un jeune d'Ottawa veut aider à recruter des donneurs de sang

La Société canadienne du sang presse la population à faire preuve de générosité, à l'approche du long week-end de la fête du Canada. L'organisme peine à recueillir le seuil minimal de 16 000 dons chaque semaine pour maintenir la réserve à flot.

Du haut des six ans de Lincoln se cache un parcours du combattant. Le jeune garçon d'Ottawa est atteint d'une déficience immunitaire, ce qui le rend incapable de combattre les infections et les virus.

« Dans des termes médicaux, il est normal, mais il est suivi », explique sa mère Amy Stoate. Pour remédier à la situation, il reçoit des transfusions sanguines chaque semaine.

Après de nombreuses complications médicales, sa famille espère sensibiliser la population à l'importance du don de sang en s'associant à une clinique de la Société canadienne du sang dans le secteur d'Orléans à Ottawa.

Lincoln célébrait son anniversaire, lundi. Il a passé une partie de la journée à la clinique de sang pour rencontrer les donneurs.

« Il était excité. Il racontait aux enfants à l'école, lorsque je suis allée le chercher, où il allait et ce que les gens allaient faire et que son visage était sur une affiche », a raconté Mme Stoate.

Personnification du don de sang

La Société canadienne du sang apprécie ce genre d'aide la qualifiant de capitale, elle qui espère avoir 25 000 unités de sang en réserve. Elle peine à recueillir le nombre de dons nécessaires pour assurer un minimum de service à l'échelle nationale.

Mary Ann St Michael, de la Société canadienne du sang affirme que la présence d'un receveur sur place a un impact sur les donneurs.

« Ce que nous remarquons lorsque les gens viennent donner du sang et qu'ils voient un receveur, c'est qu'ils sont plus enclins à prendre rendez-vous pour un autre don parce qu'ils savent qu'ils font quelque chose de spécial », a-t-elle expliqué.

Plusieurs donneurs de sang ont été touchés par l'histoire du jeune Lincoln.

« C'est sûr qu'entendre des histoires comme ça, ça nous ramène à l'essentiel de donner du sang et avoir une histoire comme ça, je pense que ça donne une visibilité qui est importante », a dit Isabelle Trudel. « Aussitôt que je l'ai vu, je savais que je devais revenir pour faire une autre donation », a ajouté Lynne Fedor.

L'organisme espère recruter d'autres receveurs, pour que les donneurs puissent être en contact avec ceux qu'ils aident.

L'approvisionnement de la Société canadienne de sang s'amenuise. Pour éviter une éventuelle pénurie, l'organisme estime avoir besoin de 150 000 dons à l'échelle du pays d'ici le 1er juillet, dont plus de 49 500 en Ontario.

D'après un reportage d'Estelle Côté-Sroka

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