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Un juge évalue la possibilité de relâcher Shakti Ramsurrun à Gatineau

L'audience sur l'abandon des procédures judiciaires contre le présumé meurtrier Shakti Ramsurrun se déroulait mercredi à Gatineau. Le juge rendra sa décision jeudi matin, à 10 h.

L'homme est accusé relativement au meurtre de sa conjointe et des parents de celle-ci, dans le secteur d'Aylmer, en mai 2012. Il réclame un arrêt de toutes les procédures contre lui, en raison des délais de justice trop longs.

Ce sont 57 mois qui se sont écoulés depuis les faits et le procès n'a pas encore eu lieu. Son avocat, Me Richard Dubé, invoque l'arrêt Jordan pour faire libérer son client. En vertu de cette décision de la Cour suprême du Canada, il ne devrait pas s'écouler plus de 30 mois entre l'inculpation de l'individu et le verdict en cour.

« Il y a 30 mois additionnels qu'on attribue soit à des délais institutionnels ou à la façon que la Couronne a mené l'agenda dans cette affaire. [La Couronne a fait perdre] plusieurs mois [au processus] », a déclaré l'avocat de la défense.

Le juge Éric Downs de la Cour supérieure du Québec se penche sur la question. Mercredi, il devait examiner, avec les parties, un tableau de toutes les comparutions et de toutes les étapes qui ont eu lieu dans ce dossier afin de déterminer si le délai qui en découle est imputable à la poursuite, à la défense ou encore si la raison est neutre.

Un désir de retourner à l'île Maurice

Me Dubé affirme par ailleurs que si son client retrouve sa liberté, il a l'intention de retourner chez lui à l'île Maurice.

Le juge doit écouter plusieurs extraits d'enregistrement de la cour afin de prendre une décision dans ce dossier.

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