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Un mécanisme mis en place par OC Transpo encourage les usagers à dénoncer les cas d'harcèlement

Vous êtes une fille, assise, la nuit, dans un autobus. Vous êtes l'unique passagère. Un homme monte à bord et s'assoit à côté de vous. « Est-ce un crime? Non. Mais déjà en tant que femme vous pouvez vous demander pourquoi il a choisi de s'asseoir à vos côtés alors que tous les autres bancs de l'autobus étaient libres? »

Un tel incident peut vous mettre mal à l'aise, indique Julie Lalonde, la directrice de Hollaback! Ottawa, un organisme qui veut mettre fin au harcèlement en public, mais vous n'avez pas à garder le silence. Depuis 2015, il est possible de faire part de vos préoccupations directement au transporteur public.

Il y a deux ans, OC Transpo a mis en place un mécanisme qui permet aux usagers - hommes et femmes confondus - de dénoncer toute forme de harcèlement dans le service de transport en commun. Depuis sa mise en place, plus de 800 plaintes ont été enregistrées.

Julie Lalonde estime que le nombre élevé de plaintes est une bonne nouvelle, puisque cela démontre que plusieurs victimes osent porter plainte.

« On sait que le niveau de violence n'est pas plus élevé, mais le nombre de personnes qui se sentent à l'aise de faire des plaintes, lui, est élevé. Et ça, c'est une excellente nouvelle », soulève-t-elle.

La beauté du mécanisme mis en place par OC Transpo, selon Mme Lalonde, c'est que ces plaintes peuvent toutes être formulées de façon anonyme. En plus, le transporteur public s'engage à faire un suivi, peu importe la quantité d'informations divulguées.

« On veut que les gens sachent qu'OC Transpo fait des poursuites sur tous les incidents qui arrivent, même si on donne peu de détails, OC Transpo prend ça très au sérieux », insiste-t-elle.

L'arrivée du train léger en 2018 et de tous ses tunnels peut favoriser des comportements inappropriés, a rappelé Mme Lalonde. Hollaback! Ottawa s'engage d'ailleurs à talonner le transport public pour que la sécurité des usagers demeure au coeur des préoccupations du transporteur public.

« C'est bon qu'on commence à avoir la conversation tout de suite, car lorsque le train arrivera, on aura déjà une attitude et un mécanisme en place pour s'assurer que tout le monde puisse prendre le train en sécurité. »

Avec les informations de la journaliste Julie-Anne Lapointe

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