Retour

Un millier de personnes marchent pour la SLA à Ottawa

Environ un millier de personnes se sont rassemblées à Ottawa, samedi matin, pour défendre la cause des gens souffrant de la sclérose latérale amyotrophique (SLA). C'était la première marche pour la SLA depuis le décès de l'ex-député libéral Mauril Bélanger, qui a succombé à cette maladie.

C'est sous ce slogan « Un élan pour la SLA » que des personnes venues de l'Outaouais et d'Ottawa ont marché une distance de 5 km devant le Musée de la guerre.

« Pour nous, c'est important de marcher pour montrer qu'on est solidaire avec les personnes affectées et les familles. Je trouve que l'association (Société canadienne de la SLA) rassemble les gens autour d'une cause commune », a souligné Isabelle Doucet, qui participait à la marche pour honorer la mémoire d'un proche.

Le souvenir de Mauril Bélanger était très présent, plusieurs marcheurs mentionnant l'apport du député à l'avancement de la cause. De son vivant, il avait fait de la sensibilisation sur la SLA son combat, avant d'en décéder le 21 août 2016. Il y a un an, il avait participé lui-même à la marche.

Son épouse, Catherine Bélanger, a tenu à se joindre aux marcheurs. Elle entend poursuivre cette bataille, en compagnie des anciens collègues de son mari.

« On est en train d'avoir une loi privée qui donne l'appui du gouvernement pour aider cette cause. Il y a aussi le caucus SLA qui est important. Je suis fière de ses collègues qui continuent la lutte », a fait savoir Mme Bélanger.

La SLA, aussi connue sous le nom de maladie de Lou Gehrig, est une maladie neurodégénérative. Les personnes qui en sont atteintes perdent graduellement leur capacité de marcher, de parler, d'avaler et de respirer, au fur et à mesure que les neurones sont touchés.

La marche, qui a vu le jour en 2000, vise à accroître la sensibilisation du public sur la maladie et à amasser des dons afin de financer des projets de recherche de pointe sur la SLA. Pour les organisateurs, il est aussi important de soutenir les services directs aux personnes vivants avec la SLA et leur famille.

Plusieurs participants pensent que les choses ont beaucoup bougé grâce à l'engagement personnel de Mauril Bélanger et au défi Ice Bucket d'il y a deux ans. Le public est plus sensibilisé qu'avant. Cependant, ils croient qu'il y a encore du chemin à parcourir.

La Société canadienne de la SLA presse le gouvernement de consacrer davantage d'argent à la recherche sur cette maladie.

D'après un reportage du journaliste Godefroy Macaire Chabi

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine