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Un nouveau chapitre pour Julien et le Tricolore

C'est jour de renouveau à Montréal, tant pour Claude Julien que pour le Canadien.

Le nouvel entraîneur-chef du Tricolore s’est adressé aux médias vendredi après son premier entraînement à la barre de l’équipe, moins de deux semaines après son licenciement par les Bruins de Boston.

« J’ai vécu les deux émotions dans un court laps de temps, a dit Julien. C’est différent. On prend toujours les choses qui nous arrivent, et j’ai l’occasion de diriger une équipe dans une ville de hockey incroyable. »

Julien doit se mettre rapidement au travail avec la visite des Jets de Winnipeg samedi après-midi. Ce qui a le plus retenu l’attention de ce premier entraînement, c’était la promotion d’Alex Galchenyuk au sein du premier trio.

À l’entendre, ce n’est qu’une première expérience parmi d’autres.

« Je suis un entraîneur qui arrive rapidement. Il y a des choses dont on a discuté avec Marc Bergevin. On va donner la chance au coureur. Ce n’est pas seulement Galchenyuk, c’est tout le monde. La majorité des joueurs apprécient le fait qu’ils ont une nouvelle chance. Je vais voir ce que ça va donner. »

De petits ajustements

Autant lors de la conférence téléphonique de mercredi que durant la conférence de presse officielle vendredi, Claude Julien a répété son leitmotiv à qui voulait l'entendre.

« De petits ajustements font souvent une grosse différence. »

Il n'est donc pas question de changer complètement de style de jeu du jour au lendemain, ou encore de mélanger tous les trios et les paires de défenseurs. Pas dans l'immédiat, du moins.

« Pour l'instant, l'important, c'est de jouer avec énergie. Si on pense trop, notre jeu va souffrir. Je veux de l'énergie, de l'enthousiasme, de l'effort. C'est plus facile de faire des corrections que de pousser des joueurs », a expliqué l'entraîneur.

Julien s'est dit satisfait de sa première séance d'entraînement à la barre de l'équipe.

Il s'agit d'une occasion de faire table rase et de repartir à zéro, autant pour ses joueurs que pour lui, a-t-il précisé.

« Que ce soit vu comme un début de saison ou un nouveau départ, ça excite tout le monde », a lancé Julien, en référence aux propos tenus par Carey Price qui affirmait voir le changement d'entraîneur comme une nouvelle saison. « Ça m'inclut, a-t-il poursuivi. J'ai hâte de commencer, j'ai hâte de diriger mon premier match. En ce qui concerne l'équipe, on a fait quelques petites choses différemment aujourd'hui, mais le message important est de ne pas tout chambarder. »

La confrérie des entraîneurs

Bien qu’il n’ait pas encore pris contact avec Michel Therrien, il a l’intention de le faire bientôt.

« Le monde des entraîneurs est ingrat. Vous vous faites critiquer. Il faut être un individu solide pour survivre, et nous, comme entraîneurs, formons un groupe tissé serré. Quand j’ai été renvoyé, j’ai reçu plein de textos, je suis certain que Michel en a reçu aussi. »

« Ce n’est jamais facile d’arriver quelque part, sachant qui on remplace. »

Julien a bon espoir que même s’il a un CV bien rempli avec ses succès avec Boston et avec l’équipe nationale canadienne, il restera authentique.

« J’espère que ma personnalité est encore la même. J’ai grandi dans une vie simple qui m’a rendu heureux. Je ne suis pas à l’aise à cette hauteur-ci, même qu’on va voir si on ne peut pas descendre ça à votre niveau », a-t-il blagué, en évoquant l’estrade d’où s’adresse l’entraîneur aux médias.

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