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Un nouveau projet de train touristique pourrait voir le jour à Wakefield

Wakefield pourrait recevoir un cadeau particulier de la part de la société des chemins de fer Bytown d'Ottawa. L'organisme sans but lucratif propose de faire don d'une locomotive et d'un wagon du siècle dernier, à condition qu'ils puissent revenir sur les rails.

Sept ans après la fin des activités du petit train à vapeur, Wakefield pourrait voir un retour de cette attraction touristique, grâce à la proposition de la société des chemins de fer Bytown d'Ottawa, qui regroupe des bénévoles passionnés d'histoire ferroviaire.

Ces derniers travaillent à la restauration du wagon depuis maintenant cinq ans. Ils espèrent avoir terminé d'ici janvier.

« Ça date de 1924, c'est ce qu'on appelle un coach de première classe », précise Philip Jago, qui compte parmi les bénévoles de la société des chemins de fer.

Si le projet voyait le jour, il faudrait encore déplacer la locomotive et le wagon d'Ottawa à Wakefield, en plus de procéder à une réfection de la voie ferrée.

« On a fait des estimés, ça varie un peu, mais c'est moins qu'un demi-million », affirme M. Jago.

« À ce moment, le plus gros défi, c'est de convaincre la communauté de Wakefield que c'est encore possible d'avoir un train dans leur village », croit le passionné d'histoire ferroviaire.

Un ponceau vient compliquer les choses

L'homme d'affaires de Wakefield, Marc Fournier, avoue avoir une « petite lueur d'espoir » quant au retour d'un train touristique, mais évoque quelques obstacles logistiques.

La Municipalité de La Pêche vient en effet d'autoriser la construction d'un ponceau le long de la voie ferrée, qui n'a pas été conçu pour supporter le poids d'un train.

L'homme d'affaires considère néanmoins qu'un train qui ferait le trajet de Wakefield à la carrière Morrison pourrait attirer plusieurs touristes.

« On va essayer de voir s'il y a moyen de faire avec. Sinon, je pense qu'il serait temps de passer à autre chose », a-t-il conclu.

Une firme d'ingéniérie sera chargée d'étudier la faisabilité du projet cet été.

D'après un reportage de Nathalie Tremblay

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