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Un nouveau système soulève la grogne chez les usagers du transport adapté de la STO

Retards, rendez-vous écourtés, incertitude... Des récents changements apportés au transport adapté par la Société de transport de l'Outaouais (STO) causent de nombreux problèmes, selon des usagers du service.

Le nouveau système de réservation, mis en place il y a deux semaines, est maintenant automatisé, ce qui ne leur permet plus de décider de l'heure où l'autobus viendra les chercher.

« Avant, je les appelais pour leur dire de venir me chercher à 6 h 50 et ils s'arrangeaient pour venir à 6 h 50 », indique Jean Bélanger, un Gatinois qui utilise le transport adapté. « Maintenant, ce sont eux qui décident à quelle heure ils viennent me chercher le matin. Moi, je leur dis à quelle heure je dois être ici [à l'Hôpital de Hull], mais eux décident de l'heure à laquelle ils viennent me chercher.

M. Bélanger souffre d'insuffisance rénale depuis de nombreuses années et il doit se rendre à l'hôpital trois fois par semaine pour subir une dialyse. Dans la dernière semaine, son transport s'est présenté à son domicile à trois heures différentes.

Le retour à la maison est tout aussi difficile à organiser, selon Paul Boudreau, un utilisateur du service de la STO. Mercredi, il a dû arrêter son traitement 30 minutes avant la fin prévue afin d'être capable de bénéficier du transport adapté.

« Vous savez, quand on se lève de bonne heure le matin et qu'on a cinq heures de dialyse couché dans une chaise, on sort amoché. On veut s'en aller chez nous », mentionne-t-il, déplorant le stress supplémentaire que la situation occasionne aux gens vulnérables.

Les retards causés par le nouveau système sont plus fréquents et ils pourraient avoir des répercussions sur les autres patients. « Si on arrive en retard, ça cause des retards pour les trois dialyses du reste de la journée », déplore M. Bélanger.

Des changements sans assez de préavis

Le Regroupement des associations de personnes handicapées de l'Outaouais savait que le STO préparait des changements pour le transport adapté, mais il a été surpris de les voir être implantés si rapidement.

« Ça touche tout le monde, ces changements-là, car on ne sait pas comment réagir, on ne sait pas quoi faire », explique la directrice de l'organisme, Monique Beaudoin. Elle aurait aimé être informée plus rapidement pour pouvoir mieux préparer ses membres.

« Le premier samedi, personne n'était avisé, autant la direction ici [à l'hôpital] que les usagers. Ils avaient dit qu'il y aurait des changements qui s'en venaient, mais ils n'ont dit à personne ce qui se passait », raconte Jean Bélanger, qui décrit une situation chaotique dans l'unité de néphrologie lors de l'implantation du système automatisé.

La STO répond qu'elle prend au sérieux les critiques des utilisateurs et qu'elle tente de trouver des solutions au problème. Elle ajoute que la situation s'améliore progressivement.

Avec les informations de Audrey Roy

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