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Un organisme civil enquêtera sur la conduite du chef de police d'Ottawa

La Commission de services policiers d'Ottawa a commandé une enquête à un organisme de surveillance civil sur la façon dont le chef de police a géré une affaire de contravention remise à un membre de sa famille.

Lundi soir, la Commission a cité des informations rapportées par les médias, selon lesquelles le chef Charles Bordeleau aurait contacté le bureau de la Cour des infractions provinciales en janvier dernier pour connaître le nom du procureur assigné aux dossiers liés aux infractions de la route après qu'un membre de sa famille eut reçu une contravention.

La Commission civile de l'Ontario sur la police enquêtera donc sur cette affaire, à la suite d'une motion adoptée lors de la réunion, au cours de laquelle le chef s'est défendu d'avoir usé de son influence dans cette affaire.

Le chef Bordeleau a par ailleurs précisé qu'aucun membre du service de police n'était exempté de l'obligation de rendre des comptes, même lui.

Ces commentaires du chef de police font suite à une semaine difficile au sein des services policiers. Un policier a notamment remis en question la façon dont le Service de police d'Ottawa accorde les promotions et gère les patrouilles. Il s'agissait d'une réponse à une lettre ouverte du chef Bordeleau dans laquelle il faisait état d'une augmentation de la violence liée au commerce de la drogue.

L'Association des policiers d'Ottawa a aussi demandé, la semaine dernière, la démission du président de la Commission des services policiers d'Ottawa, Eli El-Chantiry. Le groupe affirmait que les agents n'ont plus confiance dans l'organisation.

Le moral bas

Par ailleurs, au cours de la rencontre à laquelle une quarantaine de policiers ont assisté, le chef Bordeleau a reconnu que le moral de ses troupes était bas. « Nos membres devraient savoir que leurs préoccupations sont entendues, que nous savons qu'ils doivent voir plus d'action [de notre part] et qu'ils doivent être directement engagés dans ces solutions [traduction libre] », a soutenu le chef.

Pendant la fin de semaine, le bureau du maire d'Ottawa avait laissé savoir qu'il avait reçu quelque 70 courriels de policiers en lien avec les événements de la semaine dernière. Charles Bordeleau a reconnu avoir aussi reçu ces courriels, qui montrent que les policiers veulent s'assurer d'être entendus, souligne-t-il.

Avec CBC

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