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Un Ottavien accusé de traite de mineures après avoir pris de fausses identités sur Facebook

Le Service de police d'Ottawa poursuit son enquête, jeudi, au lendemain de l'arrestation d'un homme de 37 ans accusé d'avoir utilisé de fausses identités sur Facebook pour attirer des adolescentes et les convaincre de se prostituer.

Cameron Lyons a été formellement accusé de trois chefs de traite de personnes mineures, de trois chefs de leurre d'enfants et de deux chefs de proxénétisme de personnes mineures.

L'accusé se serait présenté aux jeunes filles comme un agent artistique qui voulait leur donner une chance de devenir mannequins. Les conversations avec elles auraient inclus également des demandes pour offrir des services sexuels rémunérés, lors de fêtes ou d'évènements spéciaux, selon la police.

L'homme aurait utilisé des noms fictifs sur les réseaux sociaux pour entrer en communication avec ces jeunes femmes.

« Dans ce cas-ci, c'était l'homme qui suggérait des façons de faire de l'argent, des endroits où le faire, comment s'habiller », explique Amanda Larche, détective au Service de police d'Ottawa.

Deux des présumées victimes étaient âgées de 14 ans au moment des faits reprochés. La troisième avait 16 ans.

La police a commencé son enquête au début de 2015, après avoir été approchée par une présumée victime.

Cameron Lyons est maintenant en détention provisoire en attendant sa libération sous caution.

Au moins une dizaine d'autres présumées victimes auraient déjà communiqué avec la police d'Ottawa à la suite de l'arrestation de Lyons. « Le téléphone n'arrête pas ce matin », souligne la détective Larche, qui s'attend à ce que d'autres cas soient portés à son attention.

Jusqu'à maintenant, les présumées victimes seraient toutes des résidentes de l'Ontario, notamment de Toronto et d'Ottawa.

D'autres accusations pourraient être déposées contre Cameron Lyons.

Par ailleurs, l'Université d'Ottawa a confirmé que Lyons était bénévole pour l'équipe de football des Gee-Gees comme préposé à l'équipement.

Il a toutefois été suspendu de ses fonctions jusqu'à la fin du processus judiciaire en cours, selon la porte-parole de l'établissement, Isabelle Mailloux.

L'Université a précisé que Cameron Lyons n'avait jamais été un de ses employés

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