Je suis bien heureux de vous retrouver pour ce premier billet de 2016, avec avril qui s'annonce déjà! Mine de rien, le temps file... Dans neuf mois, on sera déjà en 2017. Certains diront : « Un instant Louka, tu dois vivre dans le moment présent, commence par profiter de 2016! » Vrai. Mais en politique, il faut voir pas mal plus loin, parce que ça prend parfois du temps à ficeler les dossiers.

Parmi ces dossiers, celui des célébrations du 150e anniversaire de la Confédération canadienne, qui commenceront au début de 2017. Les yeux du pays seront alors rivés vers la région de la capitale nationale.

Ottawa promet de livrer la marchandise pour souligner cet anniversaire. D'ailleurs, depuis deux ans, la Ville et la Commission de la capitale nationale (CCN) travaillent à l'organisation des festivités.

On a l'impression que le directeur général d'Ottawa 2017, Guy Laflamme, y va d'une nouvelle annonce chaque semaine pour dévoiler de nouveaux événements, comme cette expérience multimédia dans la station Lyon du train léger et le Championnat canadien de triathlon.

Vous n'avez qu'à visiter le site Internet d'Ottawa 2017 pour comprendre l'ampleur des festivités. On propose notamment le Red Bull Crash Ice, Ignite 150 et un pique-nique sur le pont Alexandra, en collaboration avec les Villes d'Ottawa et de Gatineau.

Les gens pourront alors casser la croûte sur le tablier du pont, gazonné pour l'occasion, pour démontrer que Gatineau et Ottawa forment « une seule communauté ».

Jusqu'à maintenant, c'est le seul événement où Gatineau a confirmé sa participation pour le 150e. Le seul.

S'il est vrai que le Cirque du Soleil pourrait déployer son chapiteau à Gatineau, rien n'est encore confirmé par le chef de la programmation du projet Zibi, Claude Hamelin.

Qu'en est-il des Mosaïcultures?

Même chose pour le financement des Mosaïcultures qui se fait attendre, le seul projet identifié par le conseil municipal de Gatineau pour 2017.

Oui, il y a aussi la Place des festivals qui pourrait voir le jour au parc Jacques-Cartier. Mais le cheminement obscur du projet - poussé par on ne sait trop qui dans la machine fédérale - démontre qu'il n'y a pas une grande cohésion à Gatineau pour l'organisation des festivités.

Une occasion à saisir

Au-delà des allégeances fédéralistes et souverainistes, de ceux qui pensent qu'on devrait - ou non - souligner l'événement du 150e de la Confédération, il y a ici une occasion à saisir pour Gatineau.

On se casse la tête pour attirer des visiteurs, autrement qu'avec du tourisme « de rive ».

On aurait l'occasion d'accueillir des gens de partout, le temps d'une année, pour démontrer que Gatineau n'est pas seulement la banlieue francophone d'Ottawa... mais bien une ville avec sa personnalité et ses différences.

Sauf qu'on n'a pas grand-chose à se mettre sous la dent, pour l'instant.

Du financement pour Ottawa

Bien sûr qu'Ottawa, dans sa qualité de capitale, obtient beaucoup de financement et de ressources pour organiser cette grosse fête.

Mais si Gatineau souhaite améliorer ses liens avec Ottawa, notamment en matière de transport en commun et d'autres dossiers régionaux - comme le démontre le maire Maxime Pedneaud-Jobin depuis son arrivée - l'occasion de faire un pas de plus avec le 150e est bien réelle.

Gatineau a mis de côté 2 millions de dollars pour les Mosaïcultures.

Plusieurs députés fédéraux disent aux élus d'être confiants : le financement viendra. La Ville investira aussi 300 000$ en subventions pour des initiatives provenant de la communauté pour 2017.

Est-ce suffisant?

Est-ce que la perception que Gatineau ne fait pas grand-chose pour le 150e est juste? Est-ce que Gatineau pourra bouger rapidement et saisir l'occasion qui s'offre à elle à quelques mois du gros « party »?

Une chose est certaine, le président du comité du 150e à Gatineau, Maxime Tremblay, n'a pas fait de grandes annonces depuis qu'il a accepté ce poste. Et le maire non plus... à part son petit déjeuner avec le maire Jim Watson sur le pont Alexandra.

Mettre tous ses oeufs dans le même panier peut être risqué, surtout en politique. C'est ce qui se passe avec les Mosaïcultures.

Si Gatineau ne saisit pas l'occasion qui s'offre à elle, plusieurs seront au front pour la critiquer. Et cette fois, les commentaires envers un centre-ville gatinois désert comparativement à celui de sa voisine seront totalement justifiées.

Les gouvernements fédéral et provincial doivent rapidement annoncer leurs intentions, afin qu'on sache si les Gatinois auront à traverser ou non la rivière des Outaouais pour faire la fête en 2017.

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