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Un pionnier de l’art canadien exposé au Musée des beaux-arts du Canada

L'exposition James Wilson Morrice. Une collection offerte par A.K. Prakash à la nation est présentée dès le 13 octobre au Musée des beaux-arts du Canada (MBAC). Le public est invité à découvrir un périple à travers l'œuvre du premier artiste canadien de réputation internationale.

En 2015, M. Prakash a fait don d’une collection regroupant plusieurs œuvres de James Wilson Morrice à l’occasion du 150e anniversaire de la naissance de l’artiste.

L’offrande à l’intention des Canadiens s’ajoute aux tableaux que possédait déjà le MBAC, permettant de présenter la plus grande collection des œuvres de Morrice à l’échelle mondiale.

Le premier artiste à faire rayonner l’art canadien

Mis en vedette dans plusieurs lieux d’exposition prestigieux à travers le monde, James Wilson Morrice fut le premier Canadien à se distinguer parmi l’élite artistique.

« C’était le premier et à l’époque, le seul artiste canadien à avoir une réputation internationale », précise Marc Mayer, directeur général du Musée des beaux-arts du Canada.

Né à Montréal en 1865, l’artiste s’est envolé vers Paris pour étudier l’art, sans jamais revenir habiter dans son pays natal.

L’importance de l’instant présent

Grand voyageur, l’artiste s’inspire de ses expériences pour immortaliser des lieux et des scènes dans le moment présent, tels qu’il les a découverts.

« Une fois rendu à l’atelier, [il] veut préserver cette première expérience, cette spontanéité. Avoir vu quelque chose et avoir vraiment compris sa lumière, ses couleurs, etc. », dit M. Mayer

« C’est l’expérience de l’instant [présent] qu’il a préservé dans ses pochades », complète-t-il.

Le directeur général du MBAC explique que le style et les techniques de l’artiste changeaient avec ses voyages et ses expériences à travers le monde. Le tout se reflète dans l’évolution des œuvres.

« Ce n’est pas quelqu’un qui avait une façon de travailler et qui [l’appliquait] sur toutes ses expériences. Il se laissait transformer par ses expériences », précise-t-il.

Somme toute, James Wilson Morrice était un créateur à l’approche moderne qui a influencé l’art canadien. « C’est quelqu’un qui était dévoué à l’idée d’un renouvellement, le renouveau de la peinture », dit M. Mayer.

Un voyage chronologique

Selon Katerina Atanassova, conservatrice principale de l’art canadien au Musée des beaux-arts du Canada, le collectionneur A.K. Prakash a passé près de 35 ans à étudier le travail de James Wilson Morrice, en plus de visiter les lieux dépeints dans ses tableaux.

Sa compréhension de l’artiste est importante pour Mme Atanassova et teinte la présentation des 49 œuvres qui constituent l’exposition.

Jusqu’au printemps 2018, les visiteurs pourront suivre l’évolution chronologique du travail de Morrice à travers 45 tableaux à l’huile et 4 à l’aquarelle.

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