Retour

Un policier d'Ottawa critique la gestion du service de police

Dans un courriel, un policier remet en question la manière dont le Service de police d'Ottawa (SPO) accorde des promotions et gère les patrouilles.

Le policier Paul Heffler a répondu à la lettre ouverte publiée par le chef Charles Bordeleau, plus tôt cette semaine, dans laquelle ce dernier constatait une augmentation de la violence liée au commerce de la drogue à Ottawa.

Dans un courriel adressé à tous les policiers, l'agent Heffler soutient que la lettre ouverte en question n'abordait pas les bons enjeux.

« Le service de police semble ne pas reconnaître que des patrouilleurs éduqués, informés, motivés et qui reçoivent de l'appui vont régler 90 % des problèmes de la communauté », a-t-il écrit.

Paul Heffler ajoute dans son courriel qu'il n'y a pas assez d'aide et de rétroaction offertes aux patrouilleurs qui doivent procéder à l'identification de suspects, ce qui démotive les policiers, selon lui.

« Il y a peu d'entreprises qui payent leurs employés 100 000 $ et qui les traitent comme des gardiens de sécurité de magasins à rabais », écrit-il.

« Un système corrompu »

Dans son courriel, Paul Heffler - qui cumule une trentaine d'années de service - suggère par ailleurs que l'affaire des fausses contraventions serait liée à la manière dont les policiers d'Ottawa sont promus.

« Il y a peu de chose à gagner pour les policiers dont le véritable objectif est de protéger et servir. Il y a beaucoup plus à gagner pour ceux qui veulent être reconnus et promus », peut-on lire.

Rappelons que la Section des normes professionnelles du SPO a commencé son enquête en novembre dernier sur l'émission non justifiée d'avertissements routiers. Ceux-ci auraient été créés sans preuve et à l'insu des conducteurs.

« Pas surpris », dit l'Association des policiers

Le président de l'Association des policiers d'Ottawa, Matt Skoff, n'est pas étonné de cette sortie publique. « Je ne suis pas surpris de voir ça. C'est un problème que j'ai déjà abordé avec le chef », affirme-t-il.

Matt Skoff ajoute que ces préoccupations ont souvent été soulevées par d'autres agents du SPO.

Le chef de police d'Ottawa, Charles Bordeleau n'a pas encore réagi à la lettre ouverte critiquant sa gestion. Mais l'Association des policiers affirme qu'il serait injuste de faire porter toute la responsabilité au chef.

D'après des informations de CBC

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine