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Un policier de Gatineau blanchi d'accusations d'avoir tenu des propos injurieux et discriminatoire

Le policier Pierre-François Blais a été blanchi d'accusations d'avoir utilisé un langage injurieux et tenu des propos discriminatoires fondés sur l'origine ethnique et la religion à l'endroit d'un détenu d'origine arabe.

Les incidents se seraient produits le 16 août 2012, lors de l'arrestation de cinq personnes, dont Walid Benmoussa, pour possession de drogue.

Le policier faisait face à six chefs d'accusation :

1. usage de langage injurieux;2. manque de respect et de politesse;3. propos discriminatoires fondés sur l’origine ethnique;4. propos discriminatoires fondés sur la religion;5. mise en marche du système de chauffage du véhicule de patrouille sans nécessité;6. abus d'autorité à l’égard de monsieur Walid Benmoussa, en l’intimidant, commettant ainsi un acte dérogatoire prévu à l’article 6 du Code de déontologie des policiers du Québec (Chapitre P-13.1, r. 1).

Le comité de déontologie policière a rejeté les six chefs d'accusation contre le policier dans cette affaire. Les chefs 1, 2 et 6 ont été rejetés faute de preuves.

Le policier est également blanchi des chefs 3 et 4 puisque le plaignant a reconnu lors de l'audience que ce n'était pas l'agent Blais qui l'avait traité « d'esti de rapace », mais bien son collègue l'agent Charles Carpentier. L'agent Carpentier a d'ailleurs reconnu sa culpabilité à ce sujet-là.

Finalement le comité de déontologie n'a pas cru la version du plaignant qui accusait le policier Blais d'avoir mis en marche le système de chauffage dans le véhicule de police où M. Benmoussa, menotté, prenait place lors de son arrestation.

Le policier Blais soutient que le détenu rouspétait et criait si fort qu'il troublait la paix du voisinage. Il a reconnu avoir fermé toutes les fenêtres du véhicule, dont le moteur tournait. Il soutient que le système de climatisation était en marche, pas le système de chauffage.

Le comité de déontologie a dit ne pas croire la version du plaignant qui niait avoir crié et soutenait avoir été calme et poli lors de son arrestation, puisque lors de l'audience, le comité dit être intervenu à 13 reprises auprès de M. Benmoussa pour qu'il soit poli, qu'il baisse le ton, qu'il réponde aux questions ou qu'il écoute la présidente du Comité lorsqu’elle s’adressait à lui.

C'est la troisième fois que le policier Pierre-François Blais comparaît devant le comité de déontologie policière. On lui a déjà reproché d'avoir utilisé une force plus grande que nécessaire, de voies de fait et de rédaction de faux rapports.

Il a également été accusé après avoir atteint mortellement un homme lors d'une intervention policière pour violence conjugale dans un domicile. Il était seul lors de cette intervention. Il avait aussi été blanchi dans cette affaire.

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