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Un programme de surveillance de rue aboli crée de l'inquiétude à Gatineau

Le Vieux-Hull pourrait bientôt devoir se passer du seul travailleur de rue en fonction les soirs et fins de semaine. Un fonds spécial du gouvernement du Québec pour lutter contre la pauvreté arrive à échéance fin mars et n'a pas été renouvelé.

Dans le Vieux-Hull, tout le monde connaît Léon Cardin. Son passé de sans-abri et de toxicomane fait de lui un travailleur de rue humain et très apprécié. C'est lui que les résidents appellent le soir quand ils sont en crise.

Mais dans un mois, finis les rondes tard le soir, puisque son mandat est terminé.

Québec n'a pas renouvelé le Plan d'action gouvernemental pour la solidarité et l'inclusion sociale qui payait son modeste salaire.

Le Centre d'intervention et de prévention en toxicomanie (CIPTO) s'inquiète pour les plus vulnérables du quartier.

Depuis trois ans, la Ville de Gatineau a reçu 1 300 000 $ de ce fonds spécial pour soutenir 17 organismes communautaires.

Une somme qui permettait aussi à la Soupière de l'Amitié de retenir les services de quatre intervenants supplémentaires.

De son côté, le maire de Gatineau demande à Québec de renouveler le financement.

La province ignore quand son nouveau plan de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sera prêt.

Par ailleurs, une mobilisation s'est créée sur Facebook pour dénoncer l'arrêt du financement du programme.

« Sauvons Léon », une page rejoignant 200 adeptes, invite les citoyens à appeler au bureau de la députée de Hull afin de presser Maryse Gaudreault d'agir dans le dossier. Ils demandent aux gens de faire de même auprès du bureau du maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin.

Selon un reportage de Geneviève Garon

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