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Un projet de lien « hyperloop » suscite la curiosité dans les Comtés unis de Prescott et Russell

Une entreprise torontoise, TransPod, veut relier Montréal et Ottawa en une dizaine de minutes grâce au développement d'un système de transport de capsules à haute vitesse « hyperloop ».

Un texte de Denis Babin

Dans les Comtés unis de Prescott et Russell, un territoire essentiellement agricole de l'Est ontarien situé entre ces deux villes, ce projet pour le moins ambitieux suscite l'étonnement et la curiosité des élus.

« Ça ne me dit exactement rien », a lancé le maire de La Nation, François St-Amour, lorsqu'on lui a demandé s'il était familier avec le terme« hyperloop », un concept lancé par le milliardaire et entrepreneur Elon Musk il y a quelques années.

Pourtant, selon le président et fondateur de TransPod, Sébastien Gendron, l'idée de se déplacer dans des capsules pressurisées à une vitesse de 1000 km/h est résolument ancrée dans la réalité.

« C'est la même technologie qu'on utilise aujourd'hui lorsqu'on fabrique un fuselage d'avion […] Nous ne sommes pas en train de faire de la téléportation. Nous sommes en train de ramener l'avion au sol », explique-t-il.

Entre 20 M$ et 30 M$ du kilomètre

Sébastien Gendron estime qu'un investissement variant entre 300 millions et 500 millions de dollars sera nécessaire pour le développer de la technologie.

Le coût relié au développement des lignes, lui, oscille entre 20 millions et 30 millions de dollars du kilomètre.

« Le corridor le plus économiquement intelligent […] c'est de faire Québec, Montréal et Ottawa. Ottawa et Toronto. Et après Toronto, c'est d'aller même jusqu'à Détroit et Chicago », ajoute l'ingénieur de formation.

Le maire de Russell, Pierre Leroux, voit d'un bon œil le développement d'un lien « hyperloop » entre la région de la capitale nationale et la métropole québécoise.

Des maires à l'écoute

Selon le maire de La Nation, François St-Amour, il est important de demeurer à l'écoute, et ce même si le projet est encore très embryonnaire.

« Je ne veux pas dire « non », parce que ceux qui disent « non » aux nouvelles technologies, ils sont tout le temps pris par en arrière. […] Je ne veux pas être dans une situation où on va faire du rattrapage », dit-il.

Au cours de la prochaine année, TransPod a l'intention de mener une étude de faisabilité et de coûts avec l'espoir d'avoir une première ligne « hyperloop » en exploitation d'ici 2030.

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