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Un rassemblement pour dénoncer la « culture du viol » à l’Université d’Ottawa

Une cinquantaine d'étudiants de l'Université d'Ottawa ont participé à un rassemblement, vendredi midi, devant le pavillon Tabaret, pour dénoncer la « culture du viol ».

Cette manifestation a été organisée par un groupe d'étudiants et d'étudiantes féministes, ainsi que par des membres de la communauté universitaire.

L'événement survient quelques jours après qu'un article du journal étudiant La Rotonde eut dénoncé des activités à caractère sexuel, qui se seraient tenues lors d'une fête étudiante.

Depuis, la journaliste étudiante qui a dévoilé l'affaire dit être la cible de messages haineux, notamment sur les réseaux sociaux.

Des organismes tels que le Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) d'Ottawa et l'Alliance des femmes de la francophonie canadienne (AFFC) ont apporté leur soutien à cette manifestation.

Les organisateurs du rassemblement exigent que des actions concrètes soient entreprises par la direction de l'établissement et par la Fédération étudiante de l'Université d'Ottawa (FEUO).

« Cette mobilisation consiste à dénoncer les comportements reliés à la culture du viol sur nos campus, le silence du directeur ainsi que de la lenteur de la FEUO à se prononcer et à imposer des sanctions aux organisateurs de l'événement », est-il expliqué sur la page Facebook de l'événement.

De leur côté, le Collectif de recherche féministe anti-violence (FemAnVi) et d'autres membres de la communauté universitaire ont publié, vendredi, une lettre ouverte pour dénoncer le Tour des anciens et le manque de leadership de la Fédération étudiante de l'Université d'Ottawa (FÉUO).

Selon le Collectif, cette activité organisée par l'Association des étudiants en science (AÉS) est une « parfaite illustration de la culture du viol, un phénomène persistant sur les campus », peut-on lire dans le communiqué.

Ce collectif, qui regroupe plus d'une douzaine de chercheurs de l'Université, démontre également son appui à la journaliste Yasmine Mehdi, soulignant son travail et son courage.

Rappelons que l'Association des étudiants en science (AES) de l'Université d'Ottawa a présenté ses excuses et a décidé d'annuler l'événement pour les prochaines années. Quant à la FEUO, elle dit avoir lancé une enquête.

Le recteur Jacques Frémont a pour sa part indiqué que l'établissement n'entamera aucune procédure, mais soutiendra la démarche entreprise par la FEUO.

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