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Un restaurateur d'Ottawa ne peut plus donner ses pizzas aux Bergers de l'Espoir

Un restaurateur de la capitale fédérale est outré de ne plus pouvoir donner de la pizza à un organisme qui vient en aide aux personnes sans-abri à Ottawa.

Depuis près de quatre ans, un représentant du refuge les Bergers de l'Espoir faisait l’aller-retour deux fois par semaine jusqu’au restaurant de Jason Lee à Stittsville.

La franchise Little Caesars lui appartenant donnait environ 100 pizzas par semaine, ce qui permettait à l’organisme de nourrir 300 personnes, a avancé M. Lee dans une déclaration publiée sur Facebook, lundi après-midi.

Dans son message, le propriétaire dit avoir reçu « un des appels les plus stupides et décevants possible ». Les responsables des Bergers de l’Espoir lui ont indiqué qu’ils ne seraient plus en mesure d’accepter certains produits alimentaires déjà préparés, comme une pizza, et que tout devrait être fait sur place.

« Ça me rend malade de penser à toute la nourriture que je vais maintenant devoir jeter directement à la poubelle. C’est du gaspillage », a indiqué M. Lee, en référence aux pizzas qui ne sont pas vendues et qui étaient auparavant données.

Nouvelle politique des Bergers de l’Espoir

Une porte-parole des Bergers de l’Espoir a indiqué que l’organisme à but non lucratif avait récemment revu sa politique de manipulation des aliments.

« La santé et la sécurité des membres de notre communauté sont primordiales », a indiqué Leah Myer. « Nous nous sommes rendu compte que notre capacité de transporter de la nourriture déjà préparée n’était pas adéquate. »

Elle ajoute que les Bergers de l’Espoir n’accepteront plus certains items alimentaires cuisinés jusqu’à ce qu’ils soient en mesure d’améliorer leurs infrastructures.

Pas une exception

Ces changements effectués par les Bergers de l’Espoir ne surprennent pas Michael Maidment, directeur général de la Banque d'alimentation d'Ottawa.

« Les dons que nous souhaitons recevoir des restaurants sont de la nourriture qui n’a pas été cuite, des aliments périssables comme des légumes ou de la viande, du lait ou du fromage. Le problème survient lorsque la nourriture est déjà préparée », a-t-il dit.

M. Maidment affirme que son organisme suit ses propres règles, ainsi que celles de Santé publique Ottawa.

« Certains aliments doivent être conservés, transportés et servis à une certaine température. Ça représente un défi pour les banques alimentaires. Au final, la qualité de la nourriture que nous distribuons à 41 000 membres de la communauté est essentielle pour nous », a ajouté le directeur général.

Règlements provinciaux

Des règlements similaires existent pour la province de l’Ontario, qui offre un guide sur la préparation, l’entreposage et le transport de la nourriture.

Dans un énoncé, une porte-parole de Little Caesars a indiqué qu'il est dans la mission de l'entreprise d’aider à nourrir les gens dans le besoin, mais qu'il comprend que les règles doivent être suivies.

« Nous sommes ravis que nos franchisés partagent avec enthousiasme ces mêmes valeurs au niveau local », a écrit Jill Proctor. « Toutefois, nous reconnaissons que chaque municipalité et province a ses propres lois et règlements. »

Avec des informations de Stéphane Leclerc

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