Les festivals de musique sont des vitrines que les artistes engagés politiquement n'hésitent pas à exploiter. Cette année, avec le président américain Donald Trump qui continue de semer la controverse partout où il passe, le Rockfest de Montebello n'échappe pas à cette réalité.

« Canada! Déchaîne-toi, peu importe ce que dit cet idiot de Trump », a lancé vendredi soir un membre du groupe Prophets of Rage, Chuck D..

Il n'est pas le seul à avoir lancé un message politique. L'artiste multidisciplinaire Henri Rollins a tenu à s'excuser pour le comportement de son président à l'endroit de Justin Trudeau lors du dernier G7.

Henri Rollins n'est pas tendre envers ses compatriotes. « Nous ne voulons pas voyager. Nous n'aimons pas les livres. Nous ne savons pas. Nous ne voulons pas savoir. Nous sommes fiers de notre ignorance », a-t-il jugé.

La musique punk, encore dénonciatrice

Wattie Buchan, chanteur du groupe écossais The Exploited, estime que la musique punk est toujours aussi pertinente et dénonciatrice aujourd'hui. Il chante son dégoût pour les politiciens et pour l'injustice depuis maintenant près de 40 ans.

« Le punk est de la musique fâchée. Il y a beaucoup de musique fâchée à cause de la politique », a dit M. Buchan.

Plusieurs spectateurs du Rockfest partagent cette vision des choses.

« C'est un show punk. C'est une minorité qui a une voix restreinte. Donc, oui, des événements comme ça, c'est parfait pour s'exprimer politiquement. Ouais, on s'exprime », a dit Yann Pimparé.

Un message d'amour

Vincent Peake, bassiste des groupes québécois Groovy Aardvark et Grimskunk, avait plutôt un message d'amour à faire passer.

« Réfléchir le bonheur. Prêcher par l'exemple. Être fin avec le monde. Ne pas faire partie du problème. Faire partie de la solution. Être un bon voisin, un bon ami. Être un bon père, un bon fils. Et si tout le monde pensait comme ça, le monde serait mieux », a-t-il argué.

Mais si on lui parle de politique municipale, en particulier de cônes orange, le voilà parti : « Dès que la construction sera finie, à un moment donné, où va-t-on les mettre? J'ai trouvé une solution. On va les mettre tous dans le stade olympique! »

Chassez la politique et elle revient au galop.

Avec les informations de Denis Babin

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