Les employés des Centres jeunesse exercent un métier exigeant et parfois dangereux. Le mois dernier, un intervenant de la région a été victime d'une attaque pendant son quart de travail. Nous avons passé plusieurs heures dans un Centre jeunesse de Gatineau pour mieux comprendre la réalité de ces travailleurs.

Un texte de Julien Morissette, à l'émission Les malins plaisirs

Lorsque nous avons franchi les portes de la résidence La Traversée, située sur le boulevard Alexandre-Taché à Gatineau, Simon Fournel-Laberge venait tout juste de finir une intervention avec un jeune garçon de neuf ans.

La situation a rapidement donné le ton à notre visite de l'établissement. Ce dernier accueille les enfants de 6 à 12 ans, provenant en forte majorité de la grande région de l'Outaouais.

De constructeur à réparateur

Simon Fournel-Laberge est éducateur spécialisé depuis 2012 et il en est à sa deuxième année avec les enfants de La Traversée. Avant de trouver cette vocation auprès des jeunes en difficulté, il était travailleur de la construction.

Gestion de crises

En tant qu'éducateur, Simon souhaite fournir le plus d'outils aux jeunes avec qui il travaille pour qu'ils gèrent adéquatement leur colère et leurs émotions. Malgré la prévention, la violence est un élément avec lequel doivent composer les employés du Centre au quotidien. 

Les fugues

Avec les nombreuses fugues rapportées au Centre jeunesse de Laval dans les derniers mois, les intervenants font évidemment preuve de vigilance par rapport aux comportements des jeunes. Les enfants sur place ne sont pas détenus de force, mais un système accordant un délai avant le déverrouillage des portes permet souvent aux éducateurs de réagir rapidement.

Contrairement aux adolescents, les enfants de 6 à 12 ans ont moins de ressources à l'externe, qui pourraient leur permettre de se réfugier ailleurs. Malgré tout, il n'est pas rare que Simon doive arrêter physiquement des jeunes qui tentent de prendre la fuite.

Des ressources insuffisantes

Simon Fournel-Laberge croit que les enfants de La Traversée pourraient bénéficier de davantage de ressources en santé mentale. De plus, les éducateurs doivent organiser des collecte de fonds pour financer des petites sorties l'été ou des activités spéciales. « Mon souhait serait que chaque jeune puisse être inscrit dans une activité parascolaire, de faire ce que les jeunes normaux font. Malheureusement, on n'a pas les ressources financières pour les inscrire et les accompagner », se désole-t-il.

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