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Un second rassemblement en l'honneur des victimes d'Orlando, à Ottawa

Un second rassemblement en l'honneur des victimes de la tuerie survenue à Orlando, en Floride, a eu lieu devant le Monument canadien pour les droits de la personne, lundi soir.

Environ 300 personnes y ont pris part selon la Fédération étudiante de l'Université d'Ottawa qui organisait la veillée en soutien à la communauté lesbienne, bisexuelle, gaie et transgenre (LGBT) mais aussi à la communauté latino-américaine.

Des membres de ces communautés ont dit s'être sentis ciblés par l'attaque de samedi soir.

La veille, dimanche soir, plus de 200 personnes ont pris part à une veillée à la chandelle mise sur pied en l'honneur des quelque 50 survivants.

Les résidents de la capitale nationale, rencontrés lundi dans les heures précédant le second rassemblement, se sont dit particulièrement ébranlés par les récents événements.

Au centre-ville, les drapeaux en berne et les marques de solidarité ont multiplié leur apparition, au lendemain de la pire fusillade de l'histoire des États-Unis.

À l'ambassade des États-Unis, le drapeau est en berne. Les hôtels de ville d'Ottawa et celle de Gatineau ont hissé un drapeau aux couleurs de l'arc-en-ciel.

Le drapeau du Canada a aussi été en berne sur le mât de la tour de la Paix.

La douleur est particulièrement visible sur les visages des membres de la communauté lesbienne, bisexuelle, gaie et transgenre (LGBT) d'Ottawa.

« Au jour le jour, c'est déjà difficile [ de devoir faire face à tous les préjugés ] » a expliqué en pleurs Mado Limoges, une personne transgenre rencontrée sur les lieux de son travail.

La tuerie survenue dans une discothèque gaie, dit-elle, renforce le traumatisme de sa communauté.

Un coeur aux couleurs de l'arc-en-ciel a été affiché dans la vitrine du magasin où elle travaille.

Nabila Kaci, une jeune musulmane, a participé à la veillée à la bougie organisée dimanche soir.

« Les imams et le clergé musulman ont une responsabilité concernant l'homophobie qui règne dans le monde musulman », a-t-elle dénoncé sans ambages.

Pour Lindsay Todd, ce massacre démontre que la lutte contre l'homophobie est d'actualité.

Les gens se plaisent à penser que ce genre de comportement n'existe plus, a-t-elle dénoncé, sauf que cette fois, il est plus difficile d'ignorer que l'homophobie est toujours là.

Avec les informations de Claudine Richard et d'Andréanne Apablaza

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