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Un symposium sur les femmes autochtones disparues ou assassinées

Un symposium sur les femmes autochtones disparues ou assassinées se déroule, dimanche, à l'Université d'Ottawa. Les organismes présents veulent avoir leur mot à dire lors de l'enquête nationale annoncée par le gouvernement libéral.

L'Association des femmes autochtones du Canada, l'Alliance canadienne féministe pour l'action internationale et la revue Femmes et droit sont les hôtes de cette réunion. Une soixantaine de personnes assistent à la rencontre, dont des familles éprouvées et des experts en droit international.

Les groupes présents applaudissent la décision du gouvernement Trudeau de tenir une enquête publique, mais ils tiennent à s'assurer qu'on ne les oubliera pas. « On aimerait pouvoir participer au choix du commissaire et à la préconsultation en tant qu'organisation », explique la présidente de Femmes autochtones du Québec, Viviane Michel.

La relation parfois tendue entre les femmes autochtones et les policiers a aussi été abordée lors de la rencontre. « La situation de Val d'Or, c'est une situation alarmante, mais moi je dis toujours que ce n'est que la pointe de l'iceberg », précise Mme Michel.

Les différents organismes veulent aussi s'assurer que l'enquête publique mènera à un plan d'action rapide et concret pour améliorer les conditions de vie des femmes et des filles autochtones au Canada. « Il ne faut pas attendre deux ans avant d'agir », selon la présidente de l'Association des femmes autochtones du Canada, Dawn Lavelle-Harvard.

La ministre des Affaires autochtones, Carolyn Bennett, était présente lors d'une partie de la rencontre. Elle affirme que les témoignages entendus seront pris en considération par son gouvernement, tout comme les milliers de commentaires en ligne déjà reçus.

D'après le reportage de Catherine Lanthier

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