Un tout premier musée LGBT pourrait ouvrir ses portes au coeur d'Ottawa en 2021. C'est du moins ce qu'espèrent les membres du Centre canadien de la diversité des genres et de la sexualité (CCDGS), dont les nouveaux locaux s'intégreraient dans un édifice à construire sur les plaines LeBreton.

Un texte de Valérie Lessard

Le CCDGS quitterait son bureau actuel de la rue Albert pour aménager dans un nouvel espace de près de 1400 mètres carrés (un peu plus de 15 000 pieds carrés). Cet espace a récemment été « garanti » par la compagnie Claridge Homes dans l'immeuble qui s'élèvera à proximité du Musée canadien de la guerre.

« C'est l'approbation qu'il nous fallait pour annoncer notre projet », a soutenu la présidence du conseil d'administration du CCDGS, Calla Barnett.

Le Centre a profité de la Journée internationale de lutte contre l'homophobie et la transphobie, jeudi, pour présenter ses espoirs et ses attentes. L'organisme souhaite aménager des locaux à vocation communautaire et culturelle, notamment avec une salle de guérison autochtone, un atelier pour les artistes visuels, une salle de spectacle et un espace muséal.

10 millions de dollars à trouver

Pour concrétiser son projet, le CCDGS estime avoir besoin de 10 millions de dollars.

Si le CCDGS sollicite d'autres organismes ainsi que le public, il espère recevoir 5 millions de dollars de la part des gouvernements fédéral, provincial et municipal au cours des trois prochaines années.

Un an de consultation

Parallèlement, les membres du Centre entreprendront des consultations pancanadiennes d'un an, afin de s'assurer de bien refléter les divers visages et réalités des communautés qu'ils représentent.

« Ces consultations vont nous aider à bien raconter nos histoires, individuelle et collective », a expliqué Calla Barnett.

« Tout le monde [...] a été affecté par les oppressions qu'on a subies. C'est tout le monde qui a été affecté par nos réussites. Alors, tout le monde doit savoir ce qui s'est passé. Notre histoire est importante pour l'histoire du Canada », a-t-elle renchéri.

Calla Barnett est bien consciente que tous les gens issus de la diversité sexuelle ne vivent pas la même chose d'une province à l'autre.

Mme Barnett sait par ailleurs qu'il ne sera pas nécessairement simple de rallier, voire de réconcilier la communauté gaie autour de l'ambitieux et potentiellement controversé projet de musée. À ses yeux, il s'agit là du défi inhérent à une communauté constituée de la diversité.

« On veut inclure tout le monde. Si on n'est pas en train de vous inclure de la bonne façon, on veut le savoir, parce qu'on veut répondre aux besoin de tout le monde », a martelé la porte-parole du CCDGS en guise de conclusion.

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