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Un vélo fantôme d'Ottawa disparaît sans avertissement

Les amis d'une femme d'Ottawa tuée il y a trois ans alors qu'elle était en vélo auraient apprécié être mis au courant avant que la Ville n'enlève le vélo fantôme installé en sa mémoire sur les lieux de l'accident.

Au cours des dernières années, plusieurs bicyclettes peintes de blanc ont été installées sur certains trottoirs, appelés souvent « vélos fantômes », à la mémoire de cyclistes qui ont perdu la vie, souvent happés par une voiture, un camion ou un autobus.

Le vélo fantôme, peint en blanc, est apparu au coin de la rue Bank et Riverside à l'été 2013, peu de temps après la mort de Meg Dussault, 56 ans. Elle a été frappée par un camion de ciment.

La famille et les amis, dont Kathy Riley, visitent depuis ce temps les lieux de l'accident fréquemment, pour se rendre compte mercredi que le vélo n'était plus là.

« Je suis venu avant le travail pour voir que le vélo avait disparu », déplore Kathy Riley, qui a appris plus tard que c'est un employé de la Ville d'Ottawa qui l'a enlevé mardi.

Permis 6 mois

En novembre dernier une nouvelle politique pour encadrer les « monuments en bordure de rue » a été adoptée.

Après une étude de ce que font plusieurs villes, le comité a recommandé que ces monuments de la rue, dont les vélos fantômes soient permis, mais pour une durée de 6 mois.

Après quoi, s'il y a une plainte, la Ville peut enlever ces monuments.

Si la politique n'exige pas qu'un avis soit émis, Kathy Riley aurait quand même voulu être avertie que le vélo fantôme allait être enlevé.

Au pied du vélo se tenait une photo encadrée de la victime, un chapelet et d'autres décorations, qui sont tous stockés dans un entrepôt de la Ville. Les amis et la famille peuvent récupérer ces objets d'ici 30 jours.

Le conseiller du quartier, David Chernushenko, trouve l'événement regrettable, mais rappelle que la politique est claire. 

Selon un texte de CBC

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