L'Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) ne chôme pas à quelques heures du vote et fait de nombreux appels téléphoniques et même du porte-à-porte, pour inciter ses membres à prendre la bonne décision.

La lutte à trois promet d'être serrée, le 19 octobre prochain. Si l'objectif de défaire les conservateurs est bien clair à l'AFPC, la façon d'y arriver l'est beaucoup moins depuis que les libéraux ont effectué une remontée dans les sondages.

Le danger, aux dires du vice-président exécutif régional de l'AFPC, Larry Rousseau, c'est de diviser le vote.

« Du côté de l'Ontario, ça se corse un peu », poursuit le vice-président. « Le vote dans plusieurs comptés, c'est entre les libéraux et les conservateurs, et si notre but c'est de défaire les conservateurs, on demande à nos gens de faire un vote intelligent. »

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) de l'Outaouais a le même objectif. Pour battre le gouvernement Harper, peu importe le parti à privilégier, le président de la CSN Outaouais, Michel Quijada, implore ses membres à voter de façon stratégique.

« Il faut regarder ceux qui sont en avant dans les sondages et appuyer ces partis », soutient le président. « Pour battre Harper, c'est la seule façon de faire. »

Même si les électeurs ont été nombreux à voter par anticipation, les indécis sont nombreux et des candidats du Nouveau Parti démocratique (NPD) ou du Parti libéral su Canada (PLC) sont au coude à coude.

L'Institut professionnel de la fonction publique est aussi à pied d'œuvre sur le terrain en ce moment pour tenter de convaincre une dernière fois ses membres de voter pour les services publics.

Les syndicats de la région retiennent leur souffle à moins de 48 heures des élections fédérales. Clairement, ils espèrent du changement.

Selon un reportage de Laurie Trudel

Plus d'articles

Commentaires