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Une ancienne mine de l'Outaouais menacée d'être dynamitée

Des citoyens des environs de Mulgrave-et-Derry, en Outaouais, se mobilisent pour sauver l'ancienne mine Wallingford-Back. C'est que le gouvernement du Québec a lancé un ultimatum à la MRC de Papineau : le site doit être sécurisé sans tarder ou il sera dynamité.

La mine a une structure particulière en raison de ses quatre piliers rocheux. Son lac intérieur, avec son eau cristalline, fait le bonheur des amateurs de plongée sous-marine en été et des patineurs, l'hiver venu.

Cet été, des centaines de personnes se sont rendues sur place à la suite de reportages télévisés et de mentions de la mine sur Internet.

Or, l'endroit n'est pas aménagé pour accueillir un grand volume de visiteurs. Des riverains se sont aussi plaints du bruit, des problèmes de circulation et des déchets liés à cet achalandage hors du commun.

« Depuis cet été, c'est la folie furieuse », lance Jean-Marie Duchamp, qui habite à quelques centaines de mètres de la mine. « Tout le monde veut aller voir la mine. »

Un site au fort potentiel touristique

Malgré tout, d'autres citoyens veulent que la mine soit épargnée. Ils font valoir qu'il s'agit d'un site exceptionnel ayant le potentiel de devenir un joyau touristique dans la région.

Ils évoquent l'idée de créer un musée sur les mines ou de donner des spectacles sur des structures gonflables installées sur l'eau.

« Je pense qu'il faut absolument se concerter, fédérer nos efforts pour faire en sorte de préserver ce site-là, qui a un immense potentiel, tant sur le plan culturel, éducatif, scientifique, récréotouristique et j'en passe », affirme Chantal Crête, une résidente de Lac-Simon.

Un petit groupe a d'ailleurs organisé une rencontre citoyenne, mercredi, pour faire le point, et une autre réunion est prévue jeudi. Ils entendent également lancer une pétition pour protéger la mine.

Une décision en octobre

Les élus de la MRC de Papineau doivent maintenant décider s'ils investiront les sommes nécessaires pour rendre la mine Wallingford-Back sécuritaire. Dans le cas contraire, le ministère de l'Énergie et Ressources naturelles exige que l'endroit soit détruit.

Le maire de Saint-Sixte, André Bélisle, trouve toutefois l'ultimatum trop court. Il aimerait avoir plus de temps pour bien évaluer les différentes options.

« L'ultimatum est comme : ''Oui, vous décidez et vous procédez!'' », dit-il. « Je ne suis pas prêt à ça. Ça nous prend du temps un peu pour avoir le temps d'explorer un petit peu. »

Les élus de la MRC de Papineau devraient se prononcer sur le sort de la mine Wallingford-Back le 19 octobre prochain.

D'après les informations de la journaliste Florence Ngué-No

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