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Une autre marque de commerce en vedette au Musée canadien de l’histoire

Vous connaissez fort probablement les films d'animation comme Shrek, Le chat botté et Dragons. Et bien, toutes ces oeuvres ont été créés par les studios Dreamworks et une exposition leur est maintenant consacrée au Musée canadien de l'histoire à Gatineau. C'est une première au pays. Mais que fait une exposition consacrée à Dreamworks dans un musée canadien?

Un texte de Kevin Sweet

Quand on visite un musée tel celui de l’histoire, on ne s’attend pas à y voir des personnages de films d’animation.

Pourtant, le Musée canadien de l'histoire à Gatineau leur consacre toute une exposition.

« Les oeuvres de Dreamworks et les personnages font tellement partie de notre référence quotidienne. On en parle, tout le monde connaît les personnages. Donc avec l’exposition, on a creusé un peu pour montrer ce qu'il y a derrière ça, montrer tout le travail et comment on crée des personnages comme ceux-ci », maintient Chantal Amyot, la directrice des expositions et des services aux visiteurs du Musée canadien de l’histoire.

Pour être en mesure de présenter cette exposition, le Musée a dû débourser la somme de 1,3 million de dollars. Une portion des coûts sera partagée avec les autres institutions nord-américaines où l’exposition sera présentée par la suite.

C'est la deuxième exposition conçue autour d'une marque de commerce à être présentée au musée cette année.

Une autre, consacrée à Hot Wheels, est présentée depuis le mois mois de septembre.

La directrice des expositions espère que ces expositions vont attirer une nouvelle clientèle, mais assure qu’elles ne seront pas la norme.

Une incursion dans le processus créatif des illustrateurs

L'exposition Dreamworks Animation : l’exposition a été conçue en Australie où elle a été montée par l’Australian Centre for the Moving image.

En tout 400 objets sont exposés dont les croquis et les modèles de plâtres qui ont servi aux illustrateurs.

La première partie de l’exposition risque surtout de plaire aux adultes, mais il y aussi tout un volet interactif qui va plaire aux enfants. Par exemple, il y a une table sur laquelle on trouve un écran. Des images y sont projetées et on a l’impression d’assister au processus créatif d’un illustrateur qui dessine des croquis.

Plus loin, au fond de l’exposition, un énorme écran projette un croquis qui, devant nos yeux, deviendra une oeuvre. On peut même s’improviser illustrateur grâce à des tablettes et des stylos électroniques qui nous permettent de dessiner sur des planches à dessin.

Une occasion ratée

Il y a toutefois une occasion ratée de régionaliser l’exposition. Nulle part on mentionne la contribution de Dean Deblois, un illustrateur originaire d’Aylmer qui a réalisé des films comme Dragons pour les studios Dreamworks. Son travail lui a même valu une mise en nomination aux Oscars.

« Cette exposition nous est arrivée toute faite. On travaillait avec notre partenaire en Australie et on était limité », justifie Chantal Amyot.

Cela étant dit, le Musée canadien de l'histoire a tout de même fait ajouter deux activités destinées aux enfants, qui n'existaient pas dans la version créé en Australie.

En français s.v.p.

L'exposition qui a été présentée en anglais un peu partout dans le monde, dont en Chine et en Australie, a aussi été traduite en français.

« Y'a eu un gros travail de recherche pour aller chercher des versions non seulement françaises mais québécoises et de traduction des voix des spécialistes de Dreamworks qui font partie des entrevues », ajoute Éric Pellerin, superviseur de la scénographie au musée.

Que cette exposition ait sa place ou non au Musée canadien de l'histoire, elle semble avoir tout ce qu'il faut pour marquer l'imaginaire des enfants et offrir quelques heures de répit aux parents.

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